Guerre rhétorique – Trump menace encore un peu plus la Corée du Nord
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Guerre rhétoriqueTrump menace encore un peu plus la Corée du Nord

Le président américain a de nouveau participé à l'escalade rhétorique vis-à-vis du régime de Pyongyang. Ce dernier a présenté un plan d'attaque sur la base de Guam.

Donald Trump s'est montré encore plus virulent vis-à-vis du régime de Pyongyang.

Donald Trump s'est montré encore plus virulent vis-à-vis du régime de Pyongyang.

AFP/Nicholas Kamm

Loin d'essayer de faire retomber la fièvre, Donald Trump a redoublé de virulence jeudi face à la Corée du Nord. Accusé par le régime de Kim Jong-Un d'avoir perdu la raison, le président américain a lui défendu sa formule controversée sur «le feu et la colère» promis à Pyongyang, estimant qu'elle n'était «peut-être pas assez dure». «Il est grand temps que quelqu'un parle haut et fort pour les habitants de notre pays et les habitants d'autres pays», a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il passe des vacances. Sur un ton moins martial, le ministre américain de la Défense Jim Mattis a insisté jeudi sur le fait que «l'effort américain est porté par la diplomatie».

Pyongyang a de son côté présenté son projet détaillé pour tirer quatre missiles au-dessus du Japon vers Guam, avant-poste stratégique des forces américaines sur la route de l'Asie. Cela constituera «un avertissement crucial aux États-Unis», a prévenu la Corée du Nord. Située dans le Pacifique-ouest, à quelque 3 500 km de la Corée du Nord, Guam compte des installations stratégiques américaines (bombardiers lourds à longue portée, chasseurs et sous-marins) qui participent régulièrement à des démonstrations de force sur et près de la péninsule coréenne, à la grande fureur de Pyongyang.

La Chine peut faire «beaucoup plus», selon Trump

Cette guerre rhétorique autour des programmes balistique et nucléaire de Pyongyang alimente les craintes. En juillet, le Nord a mené deux tirs réussis de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM), mettant une bonne partie du continent américain à sa portée. Interrogé sur d'éventuelles frappes préventives, M. Trump, est resté évasif. «Nous ne nous exprimons pas là-dessus. Je ne le fais jamais. Nous verrons ce qui se passera», a-t-il dit, au lendemain d'un tweet particulièrement menaçant dans lequel il insistait sur la puissance de l'arsenal nucléaire américain. «Nous nous préparons à de nombreux scénarios différents», a-t-il ajouté.

Réaffirmant que la Chine, principal partenaire économique de Pyongyang, pouvait «faire beaucoup plus» pour mettre la pression sur le régime de Kim Jong-Un, le président américain a affiché sa conviction que les lignes allaient bouger sur ce front. «Ils savent ce que j'en pense. Cela ne va pas continuer comme ça», a-t-il assuré. Dans ce climat tendu, l'Union européenne a annoncé jeudi avoir ajouté de nouvelles personnalités et entités nord-coréennes sur sa liste noire, qui comprend désormais 103 personnes et 57 entités, dont la banque étatique Foreign Trade Bank (FTB).

(L'essentiel/AFP)

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