Affaire du 737 MAX – Trump qualifie Boeing de «grande, grande déception»
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Affaire du 737 MAXTrump qualifie Boeing de «grande, grande déception»

Le président américain a réagi mercredi, à la crise que traverse l'avionneur, en raison du problème de sécurité de son modèle 737 MAX.

Les 737 MAX sont cloués au sol depuis plus d'un an.

Les 737 MAX sont cloués au sol depuis plus d'un an.

AFP/David Ryder

Le président américain Donald Trump a vertement critiqué l'avionneur Boeing, plombé par la crise du 737 MAX, s'inquiétant de l'impact potentiel sur l'économie, dans une interview donnée à Davos, à la chaîne CNBC. «Boeing, c'est une grande, grande déception pour moi», a-t-il indiqué, en marge du Forum économique mondial, dans la station suisse. L'avionneur américain a annoncé, mardi, que le 737 MAX ne revolera pas avant mi-2020, ce qui devrait gonfler la facture des déboires de cet avion cloué au sol depuis plus de dix mois, après deux accidents ayant fait 346 morts.

«C'était, disons jusqu'à il y a un an, l'un des plus grands groupes du monde, et soudainement, plein de choses sont arrivées. Je suis tellement déçu par Boeing, tout cela a eu un énorme impact», a poursuivi le président américain. «Vous savez, quand vous parlez de la croissance, l'impact est tellement énorme», a-t-il insisté. Selon le cabinet Oxford Economics, les effets des déboires de Boeing sur l'investissement, le commerce et les stocks, accumulés au premier trimestre 2020, pourraient représenter un impact sur le PIB d'environ 0,5% en chiffres annualisés. La majeure partie de cet impact proviendrait des exportations, Boeing (qui exporte les trois-quarts de sa production) représentant une part importante du commerce extérieur américain.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, avait reconnu mardi, que le rythme de la croissance américaine serait influencé par le temps qu'il faudra «pour que le MAX reprenne son activité», prenant acte du poids économique de Boeing. La mise en cause du système antidécrochage MCAS du 737 MAX avait par ailleurs mis en lumière les carences de la supervision, exercée par l'agence fédérale de l'aviation (FAA), régulateur du secteur aéronautique, suscitant la colère des parlementaires américains.

(L'essentiel/afp)

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