Aux Etats-Unis – Trump: «Que Netanyahu aille se faire foutre!»

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Aux États-UnisTrump: «Que Netanyahu aille se faire foutre!»

L’amitié entre l’ex-président américain et l’ancien Premier ministre israélien est finie. Donald Trump n’a pas apprécié les félicitations à Joe Biden lors de son élection.

Donald Trump a estimé avoir fait davantage pour Israël et Benjamin Netanyahu que tout autre président américain.

Donald Trump a estimé avoir fait davantage pour Israël et Benjamin Netanyahu que tout autre président américain.

AFP

Donald Trump n’est plus l’ami de l’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu’il accuse d’avoir manqué de loyauté en félicitant Joe Biden pour sa victoire électorale l’an dernier.

«Qu’il aille se faire foutre!» C’est ce que l’ancien président américain a déclaré au journaliste israélien Barak Ravid qui l’interviewait pour un livre sur les relations israélo-américaines pendant les années Trump, a rapporté vendredi le journaliste sur le site d’information Axios.

Fin d’une amitié

«Donald Trump et Benjamin Netanyahu étaient des alliés politiques très proches pendant les quatre années où ils ont été au pouvoir ensemble, au moins en public», écrit Barak Ravit. «C’est fini».

Le journaliste précise avoir rencontré Donald Trump deux fois pour son livre «La Paix de Trump: les accords d’Abraham et la refonte du Moyen-Orient». Les deux fois, l’ex-président américain, qui n’a jamais reconnu sa défaite électorale, a vivement critiqué Benjamin Netanyahu, aujourd’hui chef de l’opposition en Israël.

«Je ne lui ai pas parlé depuis»

«J’aimais bien Bibi. Je l’aime encore bien. Mais j’aime aussi la loyauté. La première personne à avoir félicité Biden, c’était Bibi. Et non seulement il l’a félicité, mais il en a fait une vidéo», a déclaré Trump en avril. «Il était l’un des premiers. Je ne lui ai pas parlé depuis. Qu’il aille se faire foutre».

Donald Trump a estimé avoir fait davantage pour Israël et Benjamin Netanyahu que tout autre président américain. Il a cité le retrait des États-Unis de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien, que les grandes puissances tentent de relancer à Vienne, le déménagement de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem, le maintien de forces américaines dans la région et la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan.

L’ancien Premier ministre a réagi dans un communiqué à Axios: «J’apprécie beaucoup l’importante contribution de l’ex-président Trump à Israël et à sa sécurité. Je comprends aussi l’importance de l’alliance solide entre Israël et les États-Unis et il était donc important pour moi de féliciter le président élu».

(L'essentiel/afp)

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