Crise en Grèce – Tsipras accepte l'aide de l'UE mais sous conditions

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Crise en GrèceTsipras accepte l'aide de l'UE mais sous conditions

La Grèce se dit «prête à accepter» les réformes de ses créanciers, mais sous conditions, a annoncé un journaliste du «Financial Times» puis des sources européennes, mercredi.

Un journaliste du Financial Times a dévoilé mercredi une lettre écrite par Alexis Tsipras où il donne son accord aux conditions posées par ses créanciers pour le sauvetage du pays. Selon cette lettre, envoyée mardi soir à la Commission européenne, au FMI et à la BCE, le Premier ministre grec accepterait presque toutes les conditions, avec quelques réserves cependant.

Tsipras demanderait notamment à conserver certains taux de TVA pour les îles du pays, un report de l'augmentation de l'âge de départ à la retraite et un report de la suppression de l'allocation de solidarité aux retraités.

Peu de temps après ce tweet, un responsable grec a confirmé l'envoi de cette lettre aux créanciers du pays. «La nouvelle proposition du gouvernement grec demande un nouvel accord qui règle les questions de financement du pays via le Mécanisme européen de stabilité (MES), afin de d'assurer une dette viable en mettant l'accent sur une perspective de croissance», a expliqué cette source gouvernementale.

Référendum toujours prévu

À court de liquidités, le gouvernement grec n'a pas pu honorer le remboursement de 1,5 milliard d'euros dus au Fond monétaire international (FMI). Le pays est, depuis mercredi, officiellement en défaut de paiement.

Tsipras semble s’être ravisé après avoir annoncé que cette décision revenait au vote populaire grec. Un référendum prévu dimanche et qui pourrait aller à l'encontre de la décision du gouvernement.

Les créanciers européens demandent notamment à la Grèce de dégager de l'argent (1% du PIB en 2015 jusqu'à 3,5% en 2018) via un volet de réformes (nouvelle TVA sur trois niveaux, dont une à 23% sur l'hôtellerie et la restauration, réforme des retraites...) applicable dès ce mercredi 1er juillet. Enfin, les partenaires prévoient notamment une extension du plan d'aide de cinq mois et un prêt de 15,5 milliards d'euros, servant à rembourser le FMI et la BCE.

(Jonathan Vaucher/L'essentiel)

Wolfgang Schäuble: pas clair

Selon Wolfgang Schäuble, qui avait déjà indiqué que la Grèce avait rompu toute négociation en refusant de payer, a déclaré mercredi que cette nouvelle lettre «n'a pas permis de fournir plus de clarté». Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, demande que «la Grèce soit claire avec ce qu'elle veut» mais reste ouvert aux discussions.

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