Attentat à Londres – Tués alors qu'ils aidaient à la réinsertion

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Attentat à LondresTués alors qu'ils aidaient à la réinsertion

Jack Merrit et Saskia Jones, 25 et 23 ans, ont été tués à Londres, vendredi, par celui qu'ils défendaient. Les deux étudiants aidaient à la réhabilitation des prisonniers.

Jack Merritt et Saskia Jones, les victimes de l'attentat survenu à Londres vendredi.

Jack Merritt et Saskia Jones, les victimes de l'attentat survenu à Londres vendredi.

Ils œuvraient au rapprochement des mondes académique et carcéral à l'université de Cambridge: Jack Merritt, 25 ans, et Saskia Jones, 23 ans, ont été poignardés à mort par un ex-prisonnier condamné pour terrorisme vendredi lors de l'attentat de Londres, a annoncé la police dimanche. Toutes deux diplômées de l'université de Cambridge, les victimes participaient à «Learning Together», un programme de formation de son institut de criminologie mettant en relation étudiants et prisonniers, en vue notamment de la réhabilitation de ces derniers, «Jack comme coordonnateur et Saskia comme volontaire», a précisé la police, dans un communiqué.

Originaire de Cottenham, près de Cambridge (est de l'Angleterre), «Jack vivait selon ses principes, il croyait à la rédemption et à la réhabilitation, pas à la vengeance, et il prenait toujours parti pour les plus faibles», a commenté sa famille, dans ce communiqué. «Jack ne voudrait pas que cet événement terrible et isolé soit utilisé comme prétexte par le gouvernement pour introduire des peines encore plus draconiennes pour les prisonniers ou pour maintenir en prison des gens plus longtemps que nécessaire».

Il défendait toujours les plus faibles

Une allusion aux annonces du Premier ministre, Boris Johnson, accusé de politiser le drame en promettant des peines plancher et l'abolition des libérations anticipées pour les infractions terroristes, en pleine campagne pour les législatives du 12 décembre. Selon sa famille, Jack Merritt était «impatient de bâtir un avenir avec sa petite amie et de faire carrière en aidant les personnes dans le système pénal».

Ex-étudiante de Cambridge, animée par «une soif de savoir formidable», Saskia Jones avait, elle, récemment posé une candidature pour rejoindre la police, «désireuse de se spécialiser dans le soutien aux victimes», selon sa famille. «Elle avait un sens formidable de l'amusement espiègle et elle était généreuse au point de toujours vouloir voir le meilleur chez les gens», ont ajouté ses proches, originaires de Stratford-upon-Avon, la ville natale de William Shakespeare.

L'un des trois blessés a pu quitter l'hôpital. Les deux autres restent hospitalisés «dans un état stable», selon la police, et ne souhaitent pas être identifiés.

(L'essentiel/afp)

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