Marathonien luxembourgeois – Tun Mestre courra 520 km à travers l'Australie

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Marathonien luxembourgeoisTun Mestre courra 520 km à travers l'Australie

LUXEMBOURG/ALICE SPRINGS - Un coureur luxembourgeois s’apprête à participer à une épreuve de 520 km à travers le désert australien pour soutenir une bonne cause.

«The Track». La course la plus difficile au monde - 520 km à travers le désert australien en neuf étapes - conduira les participants d’Alice Springs à Uluru, le monolithe légendaire situé au milieu de nulle part. Les coureurs auront dix jours pour réaliser leur exploit, à raison d’étapes comprises entre 30 et 127 km. Leur sac à dos devra contenir le nécessaire vital, l’organisateur se contentant de leur fournir de l’eau.

Pourquoi s'infliger une telle souffrance? «C’est ce que me demande aussi ma femme» explique Tun Mestre en souriant. Originaire d’Ingeldorf, une commune proche d’Ettelbrück, Tun s’apprête à participer à une épreuve hors norme. Dans quelques semaines, il s’envolera vers l’Australie. Du 6 au 15 mai, avec tout au plus une vingtaine d’autres coureurs, il courra à travers le désert australien, par des températures oscillant entre 35 et 40° C. «On peut tout aussi bien s’allonger sur une plage pendant deux semaines, note le coureur luxembourgeois. Je fais aussi cela pour repousser les limites de mon corps. J’ai envie de savoir jusqu’où je suis capable d'aller». Par son action, il entend également soutenir la «Special Olympics Luxembourg» (fédération sportive pour les personnes avec une déficience intellectuelle, NDLR).

«Je n'y vais pas pour gagner»

Tun Mestre ne participe pas à son premier marathon de l’extrême. Il a déjà couru à plusieurs reprises le «Marathon des Sables», une épreuve de six jours à travers le désert marocain. Sa course la plus difficile a sans conteste été l’«Ultra Africa Race» en Afrique du Sud. «La chaleur et l’humidité y sont bien pires que dans le désert, témoigne-t-il. On n’y fait que transpirer, ce n’est vraiment pas cool».

En Australie, les coureurs s'élanceront chaque matin à 8h. Ils disposeront de dix heures pour effacer les étapes comprises entre 30 et 64 km, et de trente-cinq heures pour celle de 127 km. S’ils arrivent hors délai, ils pourront néanmoins prendre le départ le lendemain mais ne pourront pas alors figurer au classement des «finishers». «Je n’y vais pas pour gagner, précise Tun Mestre. Le plus important dans un ultra-marathon, c’est d’être à l’arrivée».

Une seringue pour aspirer le venin

Tun Mestre prévoit d’emporter avec lui des gels énergétiques, des aliments secs, des noix et des pâtes. Il devra tenir cinq jours avec 10 000 calories. Son sac à dos contiendra également une seringue spéciale, pour aspirer le venin de serpent. «Mais les ampoules font bien plus de dégâts, soupire-t-il. Et vous devez continuer à courir, même lorsque vos pieds disent "Stop". Le soir, après l’étape, vous les percez et les désinfectez en espérant qu’elles sécheront un peu la nuit. Le lendemain, vous repartez, quoi qu’il arrive. Mais quand vous courez tout seul pendant des heures, vous ne vous rendez plus compte des rochers, des cailloux, du sable et des lits de rivières asséchées que vous franchissez… Vous êtes en transe et ne pensez qu'à arriver au bout».

(Tobias Senzig/L'essentiel)

Les comptes pour les dons

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