Fraude – UBS fait le ménage dans sa direction

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FraudeUBS fait le ménage dans sa direction

Après la fraude qui a secoué la banque helvétique, UBS a poussé à la démission certains de ses cadres dirigeants.

UBS fait le ménage après la fraude à 2,3 milliards de dollars commise par un de ses traders londoniens. Les co- directeurs du secteur Global Equities (marché des actions) de sa banque d'investissement ont ainsi dû démissionner, a-t-elle annoncé mercredi soir.

«Carsten Kengeter, CEO d'UBS Investment Bank, a aujourd'hui accepté la démission de François Gouws et de Yassine Bouhara, co-heads de Global Equities, suite à la récente affaire concernant les opérations de négoce non autorisées», écrit la banque dans un communiqué. «Leur démission intervient en raison de la responsabilité globale qu'ils assument pour la gestion effective de l'unité Equities», explique-t-elle.

«En outre, les mesures disciplinaires qui s'imposent seront prises à l'encontre d'autres collaborateurs de l'unité Equities suite à cette affaire. UBS entend également imposer des sanctions disciplinaires à des collaborateurs responsables exerçant d'autres fonctions», dit encore le communiqué. La direction de l'activité Global Equities d'UBS Investment Bank a été confiée à Mike Stewart, qui a rejoint l'UBS après avoir occupé une fonction similaire à la bank of America Merrill Lynch.

Nouveau CEO et petit bénéfice

L'opération de courtage non autorisée avait été rendue publique à la mi-septembre par la police britannique. Le 18 septembre l'UBS annonçait que cette fraude portait sur un montant de 2,3 milliards de dollars.

Une semaine plus tard, après un conseil d'administration tenu à Singapour, l'UBS annonçait la démission de son patron Oswald Grübel, qui jusque là pensait pouvoir garder les rênes du groupe. Il s'estimait certes responsable, mais pas coupable de la perte générée par le courtier londonien.

Oswald Grübel a été remplacé - à titre intérimaire jusqu'ici - par le tessinois Sergio Ermotti (51 ans), membre depuis peu de la direction générale et responsable des affaires de la banque en Europe, Asie et Afrique.

Mardi, l'UBS annonçait par ailleurs qu'elle devrait finalement dégager un «léger» bénéfice net au 3e trimestre de cette année, au contraire des attentes et malgré les 2,3 milliards de dollars perdus par son trader londonien. Ce résultat positif - dont le montant escompté n'a pas été articulé - est rendu possible notamment par des effets comptables.

(L'essentiel Online/ATS)

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