Un agent du fisc tué lors d’un contrôle dans le nord de la France

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DrameUn agent du fisc tué lors d’un contrôle dans le nord de la France

Un agent du fisc a été tué «de plusieurs coups de couteau», lors d’un contrôle fiscal dans le Pas-de-Calais, par un brocanteur qui s’est ensuite donné la mort.

Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, a annoncé la mort de l’agent en milieu de soirée devant le Sénat.

Le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, a annoncé la mort de l’agent en milieu de soirée devant le Sénat.

AFP

Un agent du fisc de 43 ans a été tué mardi, après avoir été séquestré avec une collègue dans le cadre d’un contrôle fiscal chez un brocanteur de Bullecourt (Pas-de-Calais), qui s’est ensuite donné la mort.

La victime, inspecteur principal des finances publiques, a été retrouvée morte «probablement à la suite de coups de couteau», a affirmé le parquet d’Arras, dans un communiqué. L’inspectrice «qui l’accompagnait, très choquée, a été prise en charge par les secours. Ses jours ne sont pas en danger», a-t-il ajouté.

Tous deux «procédaient à une intervention à domicile pour effectuer une vérification de la comptabilité» de l’entreprise d’un homme de 46 ans, qui les auraient alors séquestrés et ligotés, est-il précisé dans le communiqué. «Le mis en cause se serait donné la mort par arme à feu», selon le parquet.

«Cet homme faisait simplement son travail (…) Aujourd’hui, il n’est pas revenu. Il a été tué dans le cadre de ce contrôle fiscal», a affirmé le ministre des Comptes publics, Gabriel Attal, qui s’est exprimé en milieu de soirée devant le Sénat. La victime était chef de brigade de vérification dans le Pas-de-Calais, a-t-il précisé.

«Serviable» et «intégré»

Selon une source proche de l’enquête l’inspectrice qui l’accompagnait a été retrouvée au domicile du brocanteur «ligotée sur une chaise et profondément choquée». «Au moment de l’arrivée des gendarmes, les deux hommes étaient morts», a précisé une deuxième source proche de l’enquête, soulignant que la gendarmerie avait été alertée peu après 18h «par un témoin».

La section de recherche de la gendarmerie des Hauts-de-France a été saisie dans le cadre d’une enquête de flagrance pour assassinat. Le brocanteur, divorcé et père de deux enfants, «était arrivé dans le village il y a quatre ans», a affirmé à l’AFP le maire du village, Éric Bianchin.

«Il avait acheté une ferme rue de Quéant, où il faisait des ventes chez lui. Il vidait les maisons, les vide-greniers et revendait chez lui», a-t-il ajouté, les yeux humides derrière ses lunettes. «C’est un petit village, tout le monde se connaît. Je n’ai jamais eu de problème avec lui, il était serviable, c’était une personne lambda. Il était intégré dans le village», a poursuivi le maire. Selon lui, les habitants «le voyaient très peu», car «il partait très tôt le matin pour son activité»

«Drame innommable»

Les collègues de la victime, qui travaillait pour «la direction départementale des finances publiques (DDFIP) du Pas-de-Calais et plus largement tous les agents des finances publiques sont ce soir bouleversés et en deuil», a déclaré Gabriel Attal devant le Sénat, évoquant «un drame innommable». Il a indiqué qu’il se rendrait à la DDFIP d’Arras, mardi matin. Il y est attendu à 11h30.

«Ce soir, le service public a le visage de ce chef de brigade», a-t-il insisté, avant d’inviter à un moment de recueillement «en son hommage» dans l’hémicycle. Appelés vers 19h, les pompiers avaient confirmé en début de soirée «deux décédés à Bullecourt et un blessé».

Le procureur de la République d’Arras, Sylvain Barbier Sainte-Marie, et le préfet du Pas-de-Calais, Jacques Billant, se sont rendus sur place. Vers 23h, les gendarmes étaient encore déployés dans le village du Bullecourt, déserté en cette soirée, bloquant la rue du domicile du brocanteur, a constaté un journaliste de l’AFP. Le village de 250 habitants, composé de maisons de briques, est situé au sud d’Arras.

(AFP)

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