Cavalera Conspiracy – «Un album plus dur et brut que le dernier»

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Cavalera Conspiracy«Un album plus dur et brut que le dernier»

ESCH-BELVAL - Jeudi soir le groupe de metal Cavalera Conspiracy présente son nouvel album «Blunt Force Trauma». Interview...

«L’essentiel»: Pour composer des chansons aussi puissantes que les vôtres, faut-il ressentir de l’agressivité en soi?
Max, chanteur: Non, l’idée était de faire un album plus dur et brut que le dernier. Il faut juste que je me mette dans l’ambiance. Et puis, il est important que les autres musiciens jouent le plus puissamment possible. «Blunt Force Trauma» est le titre parfait pour notre nouvel album. Il représente la force de la musique.

Les chansons sont jouées sur un rythme extrêmement élevé. Devez-vous répéter beaucoup pour être en harmonie?
Chacun connaît ses parties et les répète individuellement. Mon frère habite au Brésil, moi en Arizona, aux États-Unis. C’est impossible de se voir régulièrement pour des répétitions. Nous nous voyons peu avant les concerts. De toute façon, nous savons quoi faire. Cela rend notre jeu plus spontané.

Vous êtes aussi chanteur du groupe metal Soulfly. Comment faites-vous la distinction entre les deux quand vous composez?
Je ne fais pas encore de distinction à ce moment-là. Je compose tout le temps avec ma guitare et j’enregistre les riffs. Plus tard, quand je les écoute, je décide pour quel groupe ce sera. Les sonorités plus directes sont pour Cavalera Conspiracy, les chansons plus complexes pour Soulfly.

N’est-ce pas trop difficile de travailler pour deux groupes à succès?
Non, ça va. Quand je suis en tournée avec Cavalera Conspiracy, Soulfly prend une petite pause et vice versa. C’est juste moi qui n’ai pas vraiment de pause (rires).

Pendant dix ans, vous n’avez échangé aucun mot avec votre frère Igor avec qui vous avez finalement créé Cavalera Conspiracy...
C’était une expérience dramatique pour nous deux. Mais l’amitié est de retour. Aujourd’hui, nous sommes très liés l’un à l’autre. Sur la scène ou bien derrière elle, nous nous entendons bien. Nous savons ce que c’est de perdre l’autre. Donc, Cavalera Conspiracy est plus qu’un projet, c’est un vrai groupe. Nous avons prévu de faire encore beaucoup d’albums et de partir souvent en tournée.

Recueilli par Kerstin Smirr

Cavalera Conspiracy, jeudi, à 20h30, à la Rockhal. Première partie : Clean State

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