Au Luxembourg – «Un ami a vendu sa moto pour payer les futurs tests»

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Au Luxembourg«Un ami a vendu sa moto pour payer les futurs tests»

LUXEMBOURG - Alors que le CovidCheck obligatoire au travail arrive le 15 janvier, comment s'organisent les personnes non vaccinées?

Il faudra bientôt être vacciné, testé ou guéri pour se rendre au travail au Luxembourg.

Il faudra bientôt être vacciné, testé ou guéri pour se rendre au travail au Luxembourg.

Quelles solutions pour les non-vaccinés? La question est sur toutes les lèvres des personnes décidées à ne pas recevoir l'injection contre le Covid-19. Si les syndicats ont obtenu du gouvernement des garanties pour éviter que les employés concernés ne soient licenciés, le CovidCheck au travail sera bien mis en place à partir du 15 janvier.

La crainte du vaccin obligatoire

Récemment guéri du Covid, lui est «tranquille» jusqu'en avril. Mais il sait aussi que son précieux sésame ne sera plus valable à cette échéance. En freelance, il imagine déjà «perdre des contrats» et pense également «à toutes les personnes en CDD non vaccinées, qui ne seront probablement pas renouvelées». À moins que la situation sanitaire ne s'améliore d'ici là «et que les décisions relatives au CovidCheck soient allégées au printemps». Une évolution sur laquelle il ne mise pas pour l'instant. Au contraire, lui et ses comparses craignent une prochaine étape et l'arrivée du vaccin obligatoire.

«Investir dans un faux QR Code»

Tout aussi décidés à ne pas recevoir le vaccin, d'autres envisagent d'autres solutions radicales pour zapper l'injection tout en continuant à travailler et sortir. «Je n'imagine mon entreprise m'imposer le CovidCheck, mais elle n'aura pas le choix. Je n'ai pas envie d'en arriver là, mais je serai peut-être obligé d'investir dans un faux QR Code. Pour environ 300 euros, je peux en avoir un», glisse Joao*.

Une solution qui pourrait faire long feu. Le ministère de la Digitalisation a récemment mis à jour l'application CovidCheck afin de désactiver automatiquement les codes fantaisistes. Qui plus est, les établissements tels que les restaurants et les bars devront désormais contrôler l'identité des clients. Rappelons que les utilisateurs de certificats sanitaires frauduleux sont susceptibles d'être punis de quatre mois à cinq ans de prison et d’une amende de 251 euros à 30 000 euros.

*Le prénom a été modifié

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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