Meurtre de Bernard Mazières – Un ami du fils pourrait être l'assassin

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Meurtre de Bernard MazièresUn ami du fils pourrait être l'assassin

Un ami du fils du journaliste, mortellement blessé la semaine dernière à son domicile parisien, a été interpellé jeudi soir à Saint-Maur et pourrait être l'auteur présumé du meurtre.

Le fils de la victime, âgé de 17 ans, qui est en garde à vue depuis mercredi après-midi, s'est livré aux enquêteurs jeudi et expliqué que l'argent que lui donnait chaque mois son père (500 euros) était insuffisant. Il aurait donc, selon les tout premiers éléments de l'enquête, demandé à un ami âgé de 25 ans, de se rendre au domicile de son père, ancien journaliste politique du Parisien, afin de lui soutirer ou de lui voler de l'argent, a-t-on appris de même source. Toujours selon la version du fils de la victime, donnée aux enquêteurs de la brigade criminelle, les choses ont mal tourné, provoquant la mort de Bernard Mazières.

«Le meurtre ne fait pas l'ombre d'un doute», avait dit plus tôt une source policière. L'autopsie, pratiquée samedi, a confirmé que M. Mazières était mort des suites d'un fracas crânien par un objet contondant et qu'il avait été poignardé à la gorge. «Les deux coups portés démontrent clairement le geste homicide», avait ajouté une source proche de l'enquête. Agé de 60 ans, M. Mazières, qui avait quitté il y a un an ses fonctions au Parisien, a été retrouvé mort vendredi par sa femme de ménage à son domicile, dans le VIe arrondissement, dans la chambre de son fils avec qui il vivait. La mort pourrait remonter à jeudi dans la soirée. Aucune trace d'effraction n'a été relevée par les enquêteurs. Ce meurtre avait suscité l'émotion de la classe politique.

L'auteur présumé du meurtre a été identifié comme étant un employé d'agence immobilière vivant depuis un an avec une mineure à Saint-Maur. La brigade de recherche et d'intervention (BRI-«anti-gang») a donc procédé à son interpellation, à la sortie du domicile de la jeune femme, jeudi peu après 20h00. Cet homme a été placé en garde en vue dans des locaux de la brigade criminelle, 36 Quai des Orfèvres, à Paris.

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