Au Luxembourg – Un Autofestival garé en double file
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Au LuxembourgUn Autofestival garé en double file

LUXEMBOURG - Du 24 janvier au 5 février, il y a les clients qui sauront se satisfaire des voitures en stock - devenues plus rares - et les autres, qui devront être plus patients.

La pression sur les stocks a été forte en raison de la pénurie de puces qui affecte les livraisons de véhicules neufs. Des commandes ont été anticipées.

La pression sur les stocks a été forte en raison de la pénurie de puces qui affecte les livraisons de véhicules neufs. Des commandes ont été anticipées.

Vincent Lescaut

Le secteur automobile luxembourgeois navigue quelque peu à vue à l’occasion du 58e Autofestival, qui se tient du lundi 24 janvier au 5 février prochain. Car la situation reste marquée par la pandémie et ses effets collatéraux.

Les vendeurs de voitures sortent d’une année où les commandes ont fini par affluer. De bon augure pour lancer cet événement phare, où les conditions d’achat et de financement restent favorables, mais cet élan peut aussi masquer un effet de rattrapage après le confinement et les conditions moins aisées pour se rendre en concessions. «Les ventes ont été bonnes en 2021, donc il se peut que les gens aient devancé l’achat et ne viennent pas au festival. Comme l’année dernière était en dents de scie, on espère quelque chose de plus uniforme», souligne Philippe Mersch, président de la Fédération des distributeurs automobiles et de la mobilité (Fedamo), qui aborde l’événement «avec humilité».

«Les prix montent et sont plus élevés à la revente»

La problématique principale reste liée à la pénurie mondiale de microprocesseurs, qui affecte les livraisons de véhicules neufs. Les délais se sont allongés, les difficultés devraient perdurer cette année, mais dans une moindre mesure qu’en 2021. Il faudra alors être patient. Très? «Cela dépend des marques et des modèles. Ceux qui sont en stock sont livrables en quelques jours, les voitures produites en Europe peuvent être livrées sous deux ou trois mois, en fonction de l’équipement. Et il y a des produits exclusifs qui peuvent prendre plus de temps», de six mois à un an, observe le président, avant de prévenir: «Il ne faut pas se focaliser que sur les délais de livraison, il faut aussi que le véhicule corresponde bien aux besoins du client». À ce dernier de faire le bon compromis entre des options gourmandes en composants électroniques - qui ralentiront la livraison - et le timing espéré pour se mettre au volant.

Les professionnels ont aussi anticipé la situation. «Les stocks ont chuté, mais on a fait des provisions, de grosses commandes chez nos constructeurs il y a plusieurs mois quand on s’est rendu compte de la problématique», rapporte Marc Devillet, patron d’Autopolis. Dans ce contexte, proposer un véhicule de reprise sera un bon point pour le client. «Les prix montent et sont plus élevés à la revente. Comme les technologies électriques sont plus chères que les thermiques, cela peut s’équilibrer».

«Avant tout un achat plaisir»

Le Covid ne s’est pas envolé et dans les 170 showrooms des 80 concessionnaires engagés lors de l’Autofestival, les mesures sanitaires resteront primordiales pour éviter les contaminations. «Pour entrer dans la concession, il n’y a pas de systèmes 2G ni 3G, pointe Philippe Mersch, président de la Fedamo. Les employés sont en 3G, les clients doivent porter le masque comme s’ils étaient dans un centre commercial et garder les distances, faire attention. Mais il n’y a pas de critères de CovidCheck ou d’autres protocoles de ce genre».

(L'essentiel/Mathieu Vacon)

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