Au Luxembourg – Un banquier pour booster votre... activité physique
Publié

Au LuxembourgUn banquier pour booster votre... activité physique

LUXEMBOURG - Candidat à l'émission «Ninja Warrior» en 2016, et manager en banque, Antoine Collin se lance dans le coaching sportif. Rien d'anodin en pleine pandémie.

L'heure est aux questions pour beaucoup d'entre nous. Après plus d'un an de pandémie mondiale et de bouleversements quotidiens, certains choisissent même de balayer l'existant, de se reconvertir professionnellement. Antoine Collin, 37 ans, a choisi de rester manager en banque privée mais complète désormais son agenda bien rempli en étant, aussi, coach sportif. «Je propose les séances en fin de journée, ou le week-end, le tout est de s’organiser», raconte le résident de nationalité française, installé dans la capitale, et qui s'est lancé il y a quelques semaines pour une clientèle au Luxembourg mais aussi en Grande Région francophone.

Un choix loin d'être surprenant pour le jeune homme qui troquait déjà, dès que possible, son costume cintré pour une tenue sportive. En 2016, il a même été candidat à l'émission «Ninja Warrior» sur TF1. «Pouvoir aider les gens à travers ma passion, que demander de plus?», répond le jeune papa quand on lui demande pourquoi cette nouvelle activité. Un cap franchi «naturellement» et qui a donné naissance à la société Coaching Line. «Il y a des similitudes avec mon activité professionnelle principale. Au quotidien j’essaie de montrer à mes équipes ce que peuvent apporter la pensée positive, l’entraide et le plus important: la confiance en soi!».

«Un suivi pour le corps et la tête»

Et le coaching sportif est en plein boom. Ce que propose Antoine Collin, comme d'autres dans le pays, fait écho à cette étude révélée en début d'année, selon laquelle les résidents au Luxembourg ne bougeraient pas suffisamment. «C’est évident qu'il est plus simple de prendre l’ascenseur que les escaliers, ou une trottinette électrique plutôt que de marcher 15 minutes», relève le coach. Mais il a pu constater la motivation d'une clientèle vite constituée. Parmi elle, ceux qui «veulent perdre du poids», «gagner en tonicité et masse musculaire», mais plus globalement des clients en quête de «bien-être». Avec son associée, Antoine Collin s'assure à proposer un suivi «pour le corps et la tête».

Et la période est propice. «Cette situation attaque le mental sérieusement. Et paradoxalement nous disposons davantage de temps, moins de transport, télétravail, pour prendre soin de nous-mêmes et nous préparer pour l'après-Covid». Il y a donc le suivi avec le coach, et les conseils pour reproduire des exercices à son rythme à la maison. «Je pratique des entraînements fonctionnels, je me concentre sur la personne, afin d’identifier tous les axes d’améliorations pour répondre au mieux à ses attentes, glisse Antoine Collin. Dans ce contexte là, ce métier a un bel avenir devant lui».

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

Ton opinion