Au Luxembourg – Un bourgmestre peinerait à interdire les pesticides
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Au LuxembourgUn bourgmestre peinerait à interdire les pesticides

LUXEMBOURG - Un conseil communal peut difficilement prendre une mesure pour proscrire l'usage de pesticides, près des habitations, indique le ministère de l'Intérieur.

Au-delà de la distance d'épandage, le Luxembourg s'est fixé, pour rappel, l'objectif de réduire de moitié l'utilisation des pesticides, d'ici 2030.

Au-delà de la distance d'épandage, le Luxembourg s'est fixé, pour rappel, l'objectif de réduire de moitié l'utilisation des pesticides, d'ici 2030.

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Le glyphosate, pesticide controversé le plus connu du grand public, sera interdit à partir du 1er janvier 2021 au Luxembourg. Une étape majeure, alors que l'État veut réduire de moitié l'utilisation des pesticides, d'ici 2030.

Mais à plus court terme, un bourgmestre peut-il en interdire l'usage à proximité des habitations de sa commune? «Strictement vu d’un point juridique, le conseil communal a la possibilité de prendre une telle mesure, répond le ministère de l'Intérieur. La commune devra cependant d’abord prouver que cette mesure est nécessaire pour protéger la salubrité publique (dans ce cas), ce qui engendre des études complexes à réaliser». C’est pourquoi, en pratique, les communes ne diffèrent «normalement pas» à la législation nationale sur cette sorte de décision, ajoute le ministère.

20 mètres pour les pulvérisations aériennes

Que prévoit justement la législation sur les pesticides aujourd'hui? En ce qui concerne les pulvérisations aériennes, les agriculteurs doivent respecter une distance de sécurité de 20 mètres par rapport aux habitations. S'agissant des pulvérisations par tracteur, il n'existe actuellement pas de distance minimale à respecter.

Le plan d'action national pour réduire l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, mis à jour en 2017, «prévoit d'en instaurer une (mesure 5-2, page 8)», décrypte Jacques Engel, du service de la protection des végétaux à l’Administration des services techniques de l’agriculture (ASTA). Une concertation est à ce titre prévue avec le monde agricole».


(Olivier Loyens/L'essentiel)

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