Peine capitale – Un boxeur de 26 ans condamné à mort en Iran
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Peine capitaleUn boxeur de 26 ans condamné à mort en Iran

Un boxeur a été condamné à mort en Iran, pour son rôle dans des manifestations en 2019, ont annoncé lundi, des ONG de défense des droits de l'homme.

Mohammad Javad Vafaei-Sani a été condamné à la peine de mort.

Mohammad Javad Vafaei-Sani a été condamné à la peine de mort.

Mohammad Javad Vafaei-Sani, 26 ans, a été condamné à la peine capitale pour incendie criminel et destruction de bâtiments gouvernementaux, affirme l'ONG Iran Human Rights (Droits de l'homme Iran, IHR), basée en Norvège.

Il avait été placé en détention en février 2020, notamment pour sa participation à des manifestations en novembre 2019 déclenchées par une hausse soudaine du prix du carburant, a précisé cette organisation. Son avocat, Babak Paknia, a confirmé le verdict sur Twitter et annoncé son intention de faire appel auprès de la Cour suprême.

L'IHR a décrit Vafaei-Sani comme un «champion» de boxe dans la ville orientale de Mashhad, où il est actuellement détenu. Un hashtag est apparu sur Twitter, #SaveMohammadJavad (#SauvezMohammadJavad), appelant les autorités à lui sauver la vie.

Le lutteur Navid Afkari pendu en 2020

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), aile politique de l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran (MEK) - ces deux organisations étant interdites en Iran -, a indiqué que Vafaei-Sani, selon lui un champion de boxe junior, était accusé de soutenir le MEK.

Son sort rappelle celui du lutteur Navid Afkari, 27 ans, pendu en septembre 2020 malgré un tollé international et des appels à interdire l'Iran de manifestations sportives. M. Afkari, qui avait remporté des compétitions nationales, avait été exécuté pour meurtre commis lors de manifestations deux ans auparavant. Ses aveux lui avaient été arrachés sous la torture, s'était-il plaint. Ses frères Habib et Vahid restent quant à eux en prison, à l'isolement, selon des militants.

L'Iran exécute plus de personnes chaque année que n'importe quelle autre nation, à l'exception de la Chine. Les défenseurs des droits de l'homme s'inquiètent d'un rebond apparent du nombre de pendaisons en 2021, après une récente tendance à la baisse.

(L'essentiel/AFP)

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