Italie – Un boxeur suspendu pour ses tatouages nazis

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ItalieUn boxeur suspendu pour ses tatouages nazis

Un boxeur italien, qui a disputé un combat samedi, a été suspendu jeudi par sa fédération en raison de ses «tatouages avec symboles et évocations nazis».

Le boxeur italien affiche un palmarès de 13 victoires contre 2 défaites.

Le boxeur italien affiche un palmarès de 13 victoires contre 2 défaites.

Les tatouages de Michele Broili, 28 ans, ont été dénoncés par plusieurs médias italiens à l'occasion du combat qu'il a disputé - et perdu - samedi dernier à Trieste (nord) pour l'attribution du titre de champion d'Italie des poids super-plumes.

Son adversaire victorieux, Hassan Nourdine, 34 ans, avait confié à des médias avoir ressenti du «dégoût» quand il a «vu les tatouages sur le corps de Broili louant le nazisme» ainsi que des «saluts romains» dans les gradins. Tout en assurant que Broili était toujours resté «cordial» avec lui, tant avant qu'après le combat.

Selon la Gazzetta dello Sport, qui avait jugé «inacceptable» que le boxeur soit autorisé à monter sur le ring avec ces tatouages, il arborait plusieurs «symboles nazis» sur son torse. Le tribunal de la Fédération italienne, réuni jeudi, a décidé de suspendre le boxeur natif de Trieste au moins jusqu'au 19 novembre, date prévue de la fin de l'enquête préliminaire ouverte par le procureur fédéral.

«Le tribunal considère que montrer en public des tatouages avec des symboles et des évocations nazis non équivoques lors d'une compétition sportive officielle représente un comportement grave et injustifié pour un licencié», s'opposant «aux principes généraux d'égalité, de non-violence et de non discrimination à la base du système sportif», selon la décision.

L'Office national de lutte contre les discriminations raciales (UNAR), rattaché aux services du Premier ministre, s'est indigné de la tenue du match dans ces conditions.

«Nous demandons que la lumière soit faite sur les raisons pour lesquelles, face à une conduite aussi grave, il n'a pas été décidé d'interrompre immédiatement le match, et pourquoi il a fallu autant de temps pour se saisir d'un cas manifeste d'apologie au nazisme», a tonné le directeur de l'organisme, Triantafillos Loukarelis, dans un communiqué.

(L'essentiel/AFP)

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