En France: Un couple perd ses deux enfants après avoir choisi l'accouchement à domicile
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En FranceUn couple perd ses deux enfants après avoir choisi l'accouchement à domicile

Un couple breton s’est vu retirer la garde de ses enfants, celle de leur nouveau-né ainsi que de leur fille de 2 ans, après que la maman avait donné la vie chez elle.

par
pm
Image d’illustration.

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Pixabay

L’histoire de cette famille bretonne s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Vendredi 3 juin, Noémie a accouché de Lou dans sa maison à Vitré, en Ille-et-Vilaine. Mais le vendredi suivant, le nouveau-né ainsi que la fille de 2 ans du couple ont été placés auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance. Depuis lors, les parents crient au scandale et considèrent qu’ils ont été punis pour avoir procédé à un accouchement à domicile sans assistance médicale.

Dans son témoignage, Noémie explique qu’après un accouchement «fabuleux, rapide et sans douleur» chez elle, accompagnée de son mari et de sa fille aînée, les choses se sont gâtées. «Lorsque mon compagnon est allé déclarer la naissance de notre fille à la mairie, la dame a paniqué en voyant que nous n’avions eu aucune assistance médicale chez nous. Elle a appelé la PMI (ndlr: Protection maternelle et infantile)» écrit la jeune maman dans sa publication.

Suspicion de maltraitance

Épinglée, la mairie de Vitré a affirmé dans un post publié le lundi 13 juin «en réaction aux échanges sur les réseaux sociaux au sujet de la naissance de Lou» qu’elle avait «respecté la réglementation» dans cette affaire. «L’officier d’état civil a transmis la naissance à la PMI, comme prévu par la réglementation pour chaque naissance, en l’informant cependant des circonstances particulières et de l’absence de visite médicale», se défend la mairie de la ville bretonne, qui conclut que «si les enfants ont été retirés de la famille, cela ne peut être que par les services sociaux pour des circonstances qui ne nous ont pas été communiquées».

Car, comme le raconte Noémie: «Voici ce qui est arrivé: trois voitures de la gendarmerie débarquent chez nous. Dix gendarmes entrent dans notre maison et l’un d’eux nous dit: «Nous allons prendre vos enfants. Il y a suspicion de maltraitance.»

Placées en pouponnière

Sur les réseaux sociaux, la maman condamne cet «enlèvement» et appelle à l’aide. «Nos deux filles (Lou 7 jours et Nausicaa 2 ans) sont placées en pouponnière, nous n’avons pas le droit de les voir ce week-end et nous aurons le droit de les voir uniquement 1h par jour à partir de lundi, pendant 3 semaines au plus court jusqu’à un procès où le juge des enfants décidera quels sont nos droits», se lamente-t-elle.

Le département d’Ille-et-Vilaine, dont dépend la PMI, justifie quant à lui cette décision par un «risque de danger sur la santé et le suivi médical» des deux enfants. La PMI a ainsi adressé un rapport de signalement au procureur de la République de Rennes. «Compte tenu des éléments exposés dans ce rapport, le Parquet a ordonné le placement provisoire de ces deux enfants auprès des services de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) avant de saisir le juge des enfants pour statuer sur cette situation», explique le département d’Ille-et-Vilaine dans un communiqué.

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