A Nantes – Un des pères encore retranché sur une grue

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À NantesUn des pères encore retranché sur une grue

Le père de famille, juché sur une grue à Nantes depuis vendredi, campe sur ses positions même s'il n'a plus de vivres tandis que l'homme qu'il a inspiré a retrouvé la terre ferme samedi après-midi.

Le père réclamant le retour du droit de visite de son fils retranché depuis samedi matin dans l'une des deux grues géantes des anciens chantiers navals de Nantes entend y rester en dépit de l'épuisement de ses vivres, a-t-il affirmé ce soir par SMS.

«La grève de la faim m'est imposée par le siège des policiers qui interdisent tout ravitaillement», a déclaré Serge Charnay par SMS samedi soir. «Je resterai le temps qu'il faudra pour obtenir quelque chose de significatif», a-t-il ajouté. «La remise en cause de la décision de justice (...) qui a détruit ma famille et nos vies!», a-t-il ajouté.

Descente devant les caméras

M. Charnay a perdu le droit de visite de son fils Benoît il y a deux ans suite à sa condamnation pour soustraction d'enfant. Vendredi soir, la préfecture de Loire-Atlantique lui avait fait monter par trois négociateurs ayant pris place à bord d'une nacelle en haut de la grande échelle d'un camion de pompiers la preuve écrite qu'il pouvait bénéficier de l'audience, dès le 28 mars, d'une requête expresse pour un examen de son dossier. Après lecture du document, M. Charnay avait choisi de ne pas redescendre.

Il a été rejoint samedi matin dans sa revendication par Nicolas Moreno, un autre père revendiquant un meilleur accès à ses enfants, qui est resté dans l'autre grue géante de Nantes de l'aube jusqu'à 17h00, heure à laquelle il est redescendu devant les caméras. Leurs actions n'étaient plus soutenues par SVP Papa qui organise à Nantes mercredi un mouvement de revendication national, mais SOS Papa, une des principales association de défense des droits des pères, a indiqué samedi qu'elle soutenait ces deux pères.

(L'essentiel Online/AFP)

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