France: Un drone pour guider l’orque dans la Seine vers la mer
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FranceUn drone pour guider l’orque dans la Seine vers la mer

Le cétacé égaré dans la Seine et se trouvant en très grande difficulté va être attiré vers son milieu naturel à l’aide de stimuli sonores, ce samedi. Il s’agit d’une opération de sauvetage avec des moyens expérimentaux.

Un orque en difficulté dans la Seine entre Rouen et Le Havre va être attirée vers la mer grâce à «une méthode d’intervention douce», a annoncé la préfecture de Seine-Maritime.

Cette opération de sauvetage consiste en un suivi «à distance de l’animal par le recours à un drone, coordonné avec une intervention visant à assurer une diffusion de stimuli sonores (sons émis par une population d’orques) pour attirer et guider l’animal vers la mer», rapporte le «Sudouest.fr» en citant le communiqué de la préfecture.

Cette décision se base sur les avis d’un groupe de travail – associant des experts nationaux et internationaux des mammifères marins – qui ont tenu compte de l’état de santé dégradé du cétacé, rapporte le «Sudouest.fr».

Une méthode «expérimentale»

Le succès de cette opération – qualifiée «d’expérimentale» par la chercheuse en bioacoustique impliquée dans l’intervention, Charlotte Curé, sur Twitter – n’est pas garanti. «On n’est pas sûr du tout que ça marche, mais ça vaut le coup d’être tenté. On va positionner le bateau soit en amont soit en aval […] On va mettre un haut-parleur dans l’eau et on va diffuser des sons d’orques, des sons naturels et on va regarder comment l’animal réagit», précise la scientifique.   

«Plus elle reste dans l’eau douce, plus ça va accélérer la dégradation de son état de santé. Elle est très loin de la mer. C’est vraiment compliqué de trouver des solutions pour essayer de l’inciter à reprendre le chemin de l’eau salée», avait précisé à l’AFP, le 25 mai, Gérard Mauger, vice-président du GECC, une association basée à Cherbourg missionnée par l’Office français de la biodiversité (OFB) pour l’étude et la préservation des mammifères marins en Manche.

Une situation exceptionnelle

(AFP)

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