Centrale de Fukushima – Un écoulement d'eau radioactive inexplicable

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Centrale de FukushimaUn écoulement d'eau radioactive inexplicable

Le président de l'autorité japonaise de régulation nucléaire a critiqué, mercredi, la compagnie gérante de la centrale accidentée Fukushima Daiichi.

On reproche à la compagnie de n'avoir pas encore élucidé la raison d'un récent écoulement d'eau très radioactive sur le site, exigeant en outre des mesures supplémentaires de prévention. Trois jours après la découverte d'une contamination certes temporaire mais importante de l'eau d'un canal traversant le site et descendant vers la mer, Tokyo Electric Power (Tepco) restait mercredi dans l'incapacité d'expliquer la soudaine montée de rayonnements bêta alors observée.

«Je veux que soit bien comprise la cause de cet incident», a déclaré mercredi Shunichi Tanaka, lors d'une réunion des membres de l'autorité diffusée sur Internet. Le même s'est en outre agacé qu'il ait fallu une heure et demie après le retentissement d'une alarme pour stopper le courant d'eau vers l'océan Pacifique voisin: «C'est une erreur», a jugé M. Tanaka. «Un système de mesure avait beau être en place, il n'y avait pas de solution prévue» en cas de hausse soudaine de radioactivité, a-t-il regretté.

Un problème épineux

Et de réclamer que soit mis en place «un dispositif automatique d'ouverture et fermeture de conduite en cas d'anomalie» pour éviter que ne se reproduise un tel problème. Selon Tepco, les niveaux de radioactivité sont redevenus normaux depuis le long du canal.

Une inspection n'a pas révélé d'anomalie dans les gigantesques réservoirs de stockage d'eau contaminée installés sur le site et Tepco affirme «n'avoir nulle raison de penser qu'ils ont fui», même si cela s'est produit dans le passé. Le problème de l'eau est un des plus épineux qu'ait à traiter Tepco à Fukushima Daiichi, où se mêlent des eaux d'arrosage, des eaux souterraines, des eaux de pluie et où tout ce liquide plus ou moins radioactif doit être géré avec des moyens qui peinent à suivre.

(L'essentiel/AFP)

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