Bande dessinée – Un enfant lutte contre les sorcières maléfiques

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Bande dessinéeUn enfant lutte contre les sorcières maléfiques

Pénélope Bagieu a adapté avec succès un livre célèbre de Roald Dahl, «Sacrées sorcières». L'album suit les péripéties d'un petit garçon confronté aux sorcières.

Les sorcières montent un véritable complot contre les enfants.

Les sorcières montent un véritable complot contre les enfants.

Gallimard

Comment échapper aux sorcières et déjouer leurs vils stratagèmes? C'est la question à laquelle est confronté le héros de «Sacrées sorcières», un petit garçon orphelin de huit ans élevé par sa grand-mère. Pour son dernier ouvrage, la célèbre auteure Pénélope Bagieu s'est attaquée à l'adaptation d'un géant de la littérature jeunesse, Roald Dahl.

Dans le Londres contemporain, le garçon devient fasciné par les histoires de sorcières que lui raconte sa grand-mère intrépide et fumeuse de cigares. Au point de hanter ses journées et d'en faire des cauchemars la nuit. Par le plus grand des hasards, l'aïeule et le petit-fils se retrouvent, lors d'un séjour dans une station balnéaire, dans le même hôtel que les membres de la Société royale de protection de l'enfance persécutée (SREP).

300 pages, scénario haletant

Or, l'association sert de couverture pour une réunion secrète de sorcières qui veulent se débarrasser de tous les enfants du pays, après les avoir transformés en souris. D'abord craintif, le petit garçon doit se montrer courageux et malin pour lutter contre le projet maléfique. Il trouvera quelques alliés de circonstance, notamment sa grand-mère et des enfants passés entre les griffes des méchantes sorcières.

Avec «Sacrée sorcières», Pénélope Bagieu réussit une adaptation magistrale de l'œuvre de l'auteur britannique. L'album, qui s'étale sur près de 300 pages, propose un scénario haletant et des dialogues savoureux. L'auteure de «Culotées» et «Joséphine» apporte sa patte, avec son graphisme aéré et ses plans très variés, alternant les zooms et les plans larges. Un livre à mettre entre les mains des enfants, mais pas seulement.

• «Sacrées sorcières». Pénélope Bagieu, d'après Roald Dahl. Gallimard, 23,90 euros.

(Joseph Gaulier/L'essentiel)

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