En France – «Un été catastrophique» à cause de l'ours?

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En France«Un été catastrophique» à cause de l'ours?

Les ours, importés dans les Pyrénées en 2016, ont un comportement qualifié d'«anormalement prédateur», qui suscite l'inquiétude alors que les transhumances commencent.

Une quarantaine d'ours feront peser «une épée de Damoclès» sur les éleveurs et les troupeaux tout l'été.

Une quarantaine d'ours feront peser «une épée de Damoclès» sur les éleveurs et les troupeaux tout l'été.

AFP

«Les éleveurs vont vivre un été catastrophique», s'alarme le président de la Chambre d'agriculture de l'Ariège, Philippe Lacube. Sur les Pyrénées, la menace des ours pèse alors que les brebis prennent le chemin des estives, où des troupeaux ont déjà été attaqués. «Je suis inquiet», confie François Thibaut, en conduisant samedi la transhumance de ses bêtes mêlées à celles de quatre autres éleveurs. «Ça pourrait être l'année idéale, avec ce beau temps», poursuit-il, en surveillant les quelque 800 brebis qui se précipitent sur le chemin après un hiver passé en bergerie.

Mais des attaques ont déjà eu lieu, explique ce jeune éleveur, pour qui la présence d'une quarantaine d'ours dans le massif fera peser «une épée de Damoclès» sur tout l'été. Dans le collimateur notamment, l'ours Goiat, un spécimen importé de Slovénie par l'Espagne en 2016, dont le comportement qualifié d'«anormalement prédateur» suscite l'inquiétude des autorités des deux côtés de la frontière. Deux femelles slovènes ont aussi été réintroduites dans le massif en 2018 par la France, alimentant la grogne des éleveurs.

L'an dernier, en Ariège, où quelque 60 000 brebis passent l'été dans les estives, 448 dossiers de dommages liés à des attaques d'un ours ont été officiellement enregistrés, contre 265 un an auparavant (+70%). Le nombre de bêtes tuées et indemnisées s'est élevé à 645, dont 625 ovins.

(L'essentiel/afp)

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