En Belgique – Un ex-ministre inculpé dans le Kazakhgate

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En BelgiqueUn ex-ministre inculpé dans le Kazakhgate

Armand De Decker, ancien ministre belge devenu avocat d'un oligarque kazakh, a été inculpé par la justice de son pays dans une enquête sur une affaire de corruption.

Armand De Decker est accusé de trafic d'influence.

Armand De Decker est accusé de trafic d'influence.

AFP/Virginie Lefour

Un des avocats de l'oligarque kazakh Patokh Chodiev, l'ex-ministre belge Armand De Decker, a été inculpé de trafic d'influence dans l'enquête belge sur le scandale du Kazakhgate, portant sur des soupçons de corruption en marge de contrats commerciaux entre la France et le Kazakhstan. Il s'agit de la première inculpation en Belgique, parallèlement à l'instruction française qui a déjà débouché sur plusieurs mises en examen à Paris.

L'ex-ministre et actuel député libéral bruxellois Armand De Decker est soupçonné d'avoir voulu, en 2011, «faciliter l'octroi d'une procédure transactionnelle» en faveur de M. Chodiev, selon un communiqué du parquet général de Mons. «Le magistrat instructeur lui a adressé un courrier lui notifiant son inculpation en l’espèce, du chef de trafic d'influence». À l'époque, M. De Decker venait de rejoindre l'équipe d'avocats chargée de défendre un trio d'oligarques kazakhs (dont M. Chodiev) mêlé à une affaire de corruption en Belgique.

Il était aussi tout juste ex-président du Sénat et aurait fait valoir ses fonctions politiques auprès du ministre de la Justice au bénéfice de ses clients. De fait, le travail des avocats avait abouti en avril 2011 à l'adoption par le Parlement belge d'une loi élargissant le champ d'application des «transactions pénales» mettant fin aux poursuites visant le trio. En juin 2011, M. Chodiev avait réglé, pour lui et ses deux associés également poursuivis, une amende de 23 millions d'euros qui a leur a permis d'échapper à un procès.

(L'essentiel/afp)

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