Solution innovante – Un filet high-tech conçu pour faire fuir les requins
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Solution innovanteUn filet high-tech conçu pour faire fuir les requins

Non loin de la plus célèbre colonie de manchots d'Afrique, un filet antirequins truffé d'électronique a commencé à être posé près du Cap, en Afrique du Sud, pour sauver les baigneurs.

Présenté comme une petite révolution par ses promoteurs, une filiale du fabricant d'armement sud-africain Armscor, cette herse prend la forme d'un filin fixé sur le fond marin et hérissé d'antennes semi-rigides pulsant des ondes à basse fréquence. La technologie s'inspire des appareils de répulsion des requins appelés aussi POD (protective oceanic device) portés à la cheville par les plongeurs ou les surfeurs, inventés en Afrique du Sud et commercialisés par des Australiens.

Utilisant des propriétés bien connues du museau des requins, dans lequel se logent de fins récepteurs leur permettant de deviner un battement cardiaque même dans les eaux les plus troubles, le champ électromagnétique les fait fuir. En revanche pour les êtres humains, le contact avec une électrode du filet n'occasionnera qu'un simple picotement sans danger. «Si c'est un succès, cela nous donnera les bases pour développer un système de barrière pouvant protéger les baigneurs sans tuer ni blesser les requins, ou tout autre animal marin», souligne le Kwazulu-Natal Sharks Board, l'organisme public sud-africain chargé de la protection des plages de Durban, l'autre grande métropole balnéaire sud-africaine sur l'océan Indien.

Pas si simple à mettre en place

Les filets installés depuis soixante ans à Durban présentent l'inconvénient majeur de tuer des centaines d'innocentes créatures marines tous les ans, tortues, raies, dauphins, piégées comme dans un filet de pêche à 400 mètres des plages. «On travaille comme des damnés pour trouver une solution indolore pour l'environnement», explique Paul von Blerk, un spécialiste du Kwazulu Sharks Board, qui va superviser l'expérience au Cap pendant cinq mois.

Mais «c'est plus facile à imaginer qu'à transposer dans la réalité», souligne également Claude Ramasini, chef du projet à l'Institute for Maritime Technology, filiale d'Armscor. Les courants sont puissants, les fonds marins bougent, tout comme les structures et la vie marine. Sans compter l'inévitable difficulté à utiliser de l'électricité sous l'eau.

(L'essentiel/AFP)

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