Bientôt sur grand écran? – Un film sur les abus sexuels dans l'Eglise

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Bientôt sur grand écran?Un film sur les abus sexuels dans l'Église

Wim Wenders a annoncé mercredi qu'il envisageait de tourner un film sur les scandales de pédophilie dans l'Église catholique.

Wim Wenders s'est impliqué dans une campagne lancée le mois dernier à la télévision allemande visant à convaincre de parler les victimes de sévices sexuels commis par des pédophiles. (AFP)

Wim Wenders s'est impliqué dans une campagne lancée le mois dernier à la télévision allemande visant à convaincre de parler les victimes de sévices sexuels commis par des pédophiles. (AFP)

«J'estime que c'est un sujet pour un film», a-t-il confié dans une interview à l'AFP à Bruxelles, où il était venu participer à une manifestation de l'Union européenne visant à promouvoir les études de cinéma. Il n'a pas voulu donner plus de détails à ce stade sur ce projet éventuel. Le réalisateur de «Paris, Texas» (1984), des «Ailes du désir» (1987) ou de «Buena Vista Social Club» (1999), accuse le souverain pontife Benoît XVI de ne pas avoir brisé «le cercle vicieux» du silence sur les abus de pédophiles au sein de l'Eglise catholique.

«L'Église dans son ensemble, à commencer par le pape, a toujours tendance à dissimuler les choses» et elle «a insisté trop longtemps pour dire qu'il était mieux de ne rien dire», dit-il. «Mais les violeurs doivent être sanctionnés», estime la Palme d'Or du festival de Cannes pour «Paris, Texas».

Président depuis dix ans de l'Académie du film européen, le cinéaste s'est impliqué dans une campagne lancée le mois dernier à la télévision allemande visant à convaincre de parler les victimes de sévices sexuels commis par des pédophiles. Wim Wenders, âgé aujourd'hui de 65 ans, a été catholique pendant les vingt premières années de sa vie, avant de se détourner de la religion pour finalement se convertir au protestantisme et à l'Église presbytérienne. «Vous ne pouvez pas avoir de sympathie pour l'Église» dans les affaires de pédophilie, estime-t-il, les violeurs «ne doivent sous aucun prétexte être protégés, cela ne fait que perpétuer le mal».

L’essentiel Online avec AFP

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