Métaux: Un gisement géant en Suède promet une once d’autonomie à l’Europe

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MétauxUn gisement géant en Suède promet une once d’autonomie à l’Europe

La Suède a annoncé jeudi la découverte du «plus grand gisement connu» de terres rares d’Europe, un petit pas vers plus d’autonomie pour le Vieux Continent soucieux de réduire sa dépendance à la Chine, pour ces métaux essentiels à la transition verte.

La mine de fer de la société minière publique suédoise LKAB à Kiruna, en Suède, le 25 août 2021

La mine de fer de la société minière publique suédoise LKAB à Kiruna, en Suède, le 25 août 2021

AFP - illustration

La Suède a annoncé jeudi la découverte du «plus grand gisement connu» de terres rares d’Europe, un petit pas vers plus d’autonomie pour le Vieux Continent soucieux de réduire sa dépendance à la Chine pour ces métaux essentiels à la transition verte. Plus d’un million de tonnes: les réserves estimées du gisement identifié dans la région minière de Kiruna, dans le Grand Nord du pays scandinave, sont de bon augure pour l’industrie européenne qui a besoin de ces métaux pour fabriquer des véhicules électriques ou encore des éoliennes.

«Il s’agit du plus grand gisement connu d’éléments de terres rares dans notre partie du monde, et il pourrait devenir un élément de base important pour la production des matières premières critiques absolument cruciales pour la transition verte», s’est réjoui Jan Moström, PDG du groupe minier suédois LKAB à l’origine de la découverte. L’ampleur exacte du filon reste à déterminer mais, selon les estimations actuelles, il représenterait moins de 1% des réserves mondiales, chiffrées jusqu’à présent à 120 millions de tonnes par l’US Geological Survey.

«Rien que nos besoins en terres rares vont être multipliés par cinq d’ici 2030»

Cette découverte n’en est pas moins une bonne nouvelle pour une Union européenne (UE) échaudée par sa dépendance énergétique envers la Russie et qui cherche aujourd’hui à s’émanciper dans le domaine des métaux rares. Actuellement, 98% des terres rares utilisées dans l’UE sont importées de Chine, qui dispose donc d’un quasi-monopole dans le secteur.

«Rien que nos besoins en terres rares vont être multipliés par cinq d’ici 2030», avait déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans son discours sur l’état de l’Union, en septembre dernier. «Nous devons éviter de nous retrouver à nouveau dans une situation de dépendance, comme pour le pétrole et le gaz», avait-elle mis en garde, annonçant pour l’occasion l’élaboration, toujours en cours, d’un règlement européen sur les matières premières critiques.

(AFP)

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