Projet au Luxembourg – Un «hangar» du futur pour répondre au consommateur

Publié

Projet au LuxembourgUn «hangar» du futur pour répondre au consommateur

HOSINGEN - Un bâtiment, destiné à stocker 8 000 tonnes de céréales, sortira de terre, dans les prochaines semaines. Un projet unique qui colle aux attentes du marché.

Pour l'heure, c'est encore un vaste chantier qui rompt la quiétude de la campagne du nord du pays, à quelques centaines de mètres de la frontière allemande. Avant la fin de l'année, ce sera un hangar moderne, «projet majeur» pour l'agriculture luxembourgeoise tournée vers l'avenir. Le futur espace de stockage de céréales qui se construit à Hosingen est le symbole d'une stratégie d'évolution du secteur, d'adaptation. Un pari à trois millions d'euros.

«Depuis huit ans, on développe la culture de l'épeautre et de l'avoine, des cultures alternatives, demandées par le consommateur et défendues par les politiques. Mais ce sont des produits légers, qui prennent du volume, il nous fallait donc des capacités de stockage supplémentaires», explique Gunter Mertes, gérant de la coopérative BAKO qui porte le projet avec ses 300 agriculteurs membres de tout le pays et avec le soutien du ministère de l'Agriculture.

Photovoltaïque et système de ventilation

La bâtiment permettra de stocker en moyenne 8 000 tonnes de céréales. Jusqu'à 10 000 tonnes en volume de blé, moitié moins si on parle d'épeautre. Deux stations photovoltaïques y seront associées pour fournir l'énergie nécessaire à la production. «L'excédent passera dans le réseau officiel», se réjouit Gunter Mertes qui parle de «projet unique au Luxembourg». Des systèmes de ventilation et de séchage des céréales permettront aussi de garantir leur conservation à long terme.

Avec ce projet, la coopérative BAKO va donc «plus loin» que la culture traditionnelle. Une grande partie de la production stockée restera propre au marché luxembourgeois, mais le marché allemand «très consommateur d'épeautre» est également visé. «Nous réalisons un tiers de notre chiffre d'affaires en Belgique», souligne aussi Gunter Mertes, ingénieur-agronome de formation. Pour lui, ce projet de stockage accompagne la nécessité de revenir «à la durabilité en Europe. Miser sur les légumineuses ici permettra de remplacer le soja non OGM importé pour l'instant d'Amérique».

(L'essentiel/Nicolas Chauty)

Ton opinion