Aleba: Un index avant la fin de l'année jugé «indispensable»

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AlebaUn index avant la fin de l'année jugé «indispensable»

LUXEMBOURG – Avant le début de la tripartie, l'Aleba plaide pour une augmentation automatique des salaires, traitements et pensions avant la fin de l'année, et ouvre la voie à une réforme de ce système.

L'index sera-t-il déclenché dans les semaines ou mois à venir?

L'index sera-t-il déclenché dans les semaines ou mois à venir?

Alors que les négociations au sein de la tripartite débuteront dimanche, gouvernement, patronat et syndicats communiquent en amont de ces réunions visant à trouver des compromis, notamment sur les prochaines indexations. En théorie, jusqu'à cinq tranches devraient être déclenchées d'ici à fin 2023, a expliqué le Premier ministre Xavier Bettel.

Trop pour les entreprises, mais pas pour les syndicats qui avancent la nécessité d'aider les salariés face à la crise. Ce jeudi, c'est l'Aleba qui s'est fendu d'un communiqué pour demander «des décisions pérennes afin d’aider les ménages efficacement contre la perte du pouvoir d’achat» due à l'inflation galopante (+6,6% en 2022). Le premier syndicat des banques au Luxembourg juge «indispensable» le déclenchement d'une tranche indiciaire (+2,5% des salaires, traitements et pensions) avant la fin de l'année, mais ouvre la voie à une transformation du système.

«Un index adapté aux différentes tranches salariales»

«Il est peut-être grand temps de plancher sur une réforme de l’index, ne fusse que temporairement, afin d’en empêcher tout nouveau gel, surtout pour ceux qui en ont le plus besoin», estime Roberto Mendolia, président. Concrètement, l'Aleba souhaite que l'index soit échelonné et «adapté aux différentes tranches salariales».

Après la première réunion de préparation à la tripartite, l'UEL avait jugé nécessaire de «trouver des solutions, qui ne peuvent pas passer par le paiement de cinq index en un an». Les discussions s'annoncent animées, considérant que l'OGBL avait refusé de signer l'accord issu de la précédente tripartite en mars dernier. Sa présidente, Nora Back, s'est pourtant félicitée mercredi du fait que le gouvernement était «ouvert aux discussions».

«L’inflation pèse sur les citoyens et les entreprises, ils ont besoin de soutien», a considéré le Premier ministre Xavier Bettel.

(th)

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