Attaque à Pétange: «Un jeune pissait du sang de partout»

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Attaque à Pétange«Un jeune pissait du sang de partout»

PÉTANGE - De nombreuses forces de l'ordre sont intervenues rue d'Athus, à Pétange, ce mardi, avant le lever du jour, à la suite d'une sanglante attaque au couteau.

par
Frédéric Lambert
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Vincent Lescaut

Vincent Lescaut

Vincent Lescaut

Que s'est-il passé à Pétange, ce mardi, alors que le jour n'était pas encore levé? Un fait divers sanglant s'est en effet déroulé après 5h du matin, rue d'Athus, à hauteur du numéro 40. Selon la police grand-ducale, un individu a été victime d'une attaque au couteau et l'agresseur présumé a pris la fuite avant de se rendre vers midi.

«J'ai sauvé le "jeune" et je suis encore sous le choc», nous a indiqué le conducteur d'un véhicule utilitaire immatriculé en France dont le capot avant était encore maculé de sang, peu avant 11h. Plusieurs résidents de la rue d'Athus, nous ont également précisé que ce même "jeune" aurait été blessé à hauteur du visage et de la gorge. Cette victime a été transportée à l'hôpital avec des blessures qualifiées de «graves» par la police.

«Des lampes bleues partout»

Sur les lieux de l'agression, où de nombreuses tâches de sang étaient visibles sur la route, les voisins ont aussi rapidement remarqué la présence de l'hélicoptère de la police grand-ducale. «Les forces de police sont arrivées sur place au fur et à mesure», nous a-t-on confié.

«Ils étaient nombreux, plus de quinze au moins. Des chiens étaient là aussi, de même que la police scientifique. Nous, on était bloqués. Impossible de bouger. Les policiers ont mis des numéros devant chez nous et puis ils ont commencé à dessiner des traces sur la route. C'est très bizarre, nous n'avons rien vu, et même notre chien n'a pas aboyé. Il n'a rien entendu, alors que c'est un chien de chasse qui aboie au moindre petit bruit».

Un autre habitant du quartier a lui aussi été marqué par la présence des policiers. «D'un poteau d'éclairage à un autre, ils ont barré la route avec de la rubalise», souligne-t-il. «Il y avait beaucoup de véhicules de police et des ambulances. Il y avait des lampes bleues partout, mais je n'en sais pas plus. Quand j'ai aperçu les chiens de la police, je me suis dit que quelque chose de grave s'était passé. C'était devant ma porte et j'ai été réveillé entre 5h et 5h30. Tout était bloqué. Quand le jour s'est levé, l'hélicoptère n'arrêtait pas de tourner».

«Du sang partout»

Alors qu'il faisait encore nuit, un autre voisin a été averti «parce qu'il y avait des portes qui claquaient». «J'ai entendu des voix d'hommes et tout à coup, j'ai entendu comme un petit enfant qui pleurait. Je me suis alors levé, j'ai regardé par la fenêtre et j'ai cru apercevoir une fille qui était couchée sur le trottoir. Quelques hommes étaient autour et j'ai eu l'impression qu'ils téléphonaient. Dix minutes après, l'ambulance est arrivée. Il y avait au moins quatre voitures de police et toute la route était barrée. Je me réveille tous les jours vers 5h du matin, et j'ai vraiment cru entendre qu'un petit enfant ne voulait pas monter dans une voiture».

Qui a donc été blessé par un couteau vers 5h du matin, rue d'Athus, à Pétange? «Personne ne sait», répète encore une voisine, «c'était trop tôt. La personne qui s'est arrêtée avec un utilitaire immatriculé en France a dû rester longtemps sur place avec la police. Il nous a indiqué que c'était un "jeune" qui pissait du sang de partout. Surtout à hauteur du visage. On imagine que le conducteur de l'utilitaire s'est arrêté pour porter secours à la victime des coups de couteau. C'était sûrement un règlement de compte assez violent. Les gens deviennent fous après le Covid? On se pose vraiment des questions».

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