Etats-Unis – Un juge estime «probable» que Trump a violé la loi en tentant d’annuler la présidentielle

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États-UnisUn juge estime «probable» que Trump a violé la loi en tentant d’annuler la présidentielle

Un juge fédéral a estimé lundi «plus probable qu’improbable que le président Trump a tenté de manière corrompue de faire entrave à la session du Congrès, le 6 janvier 2021».

Donald Trump le 26 mars 2022.

Donald Trump le 26 mars 2022.

Getty Images via AFP

Un juge américain a estimé lundi qu’il était «probable» que l’ex-président Donald Trump ait violé la loi en cherchant à invalider le résultat de l’élection de novembre 2020, qui avait vu la victoire du démocrate Joe Biden. Dans un autre développement, le gendre et conseiller de Donald Trump, Jared Kushner, devrait témoigner virtuellement cette semaine devant la commission parlementaire qui enquête sur l’attaque contre le Congrès, le 6 janvier 2021, selon les médias américains. Ce jour-là, des partisans de Donald Trump avaient pris d’assaut le Capitole, siège du pouvoir législatif, semant le chaos et interrompant pendant quelques heures la certification par les élus du résultat de la présidentielle.

L’opinion du juge David Carter, rendue dans un dossier distinct, n’a pas de conséquences judiciaires pour l’ancien hôte de la Maison-Blanche, mais elle met la pression sur le ministère de la Justice, seul à pouvoir inculper Donald Trump pour sa responsabilité alléguée dans l’assaut. «La cour estime qu’il est plus probable qu’improbable que le président Trump a tenté de manière corrompue de faire entrave à la session du Congrès, le 6 janvier 2021», a expliqué le juge Carter.

Courriers électroniques

Le juge, qui officie dans un tribunal fédéral de Californie, était appelé à statuer sur le refus de John Eastman, un avocat allié de Donald Trump, de transmettre à la commission d’enquête une centaine de courriers électroniques rédigés depuis son adresse à l’Université de Chapman, près de Los Angeles, où il enseignait le droit. Après l’élection, John Eastman aurait rédigé pour Donald Trump une note prétendant que son vice-président Mike Pence avait le pouvoir de rejeter les résultats de l’élection dans certains États, privant Joe Biden de sa victoire. Le 6 janvier, Mike Pence avait refusé de le faire, malgré les pressions de Donald Trump.

«Le président Trump et le Dr. Eastman ont justifié ce plan par des allégations de fraudes électorales, mais le président Trump savait que ces allégations étaient sans fondement et donc que le plan tout entier était illégal», affirme le juge. Selon lui, «le Dr. Eastman et le président Trump ont lancé une campagne pour renverser une élection démocratique, un acte sans précédent dans l’histoire américaine». «Cette campagne n’était pas limitée à une tour d’ivoire – c’était un coup d’État à la recherche d’une théorie juridique», estime-t-il. «Si le pays ne s’engage pas à enquêter et à essayer de faire rendre des comptes aux responsables, la cour a peur que le 6 janvier se répète», explique le juge, en ordonnant à John Eastman de transmettre 101 documents à la commission d’enquête.

(AFP)

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