Sécurité au Luxembourg – Un «kit de survie» pour contrer les cyberattaques
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Sécurité au LuxembourgUn «kit de survie» pour contrer les cyberattaques

LUXEMBOURG - Le Cybersecurity Competence Center (C3) a mis en place depuis deux mois une «Room 42» où toute entreprise peut se former à réagir à une cyberattaque.

L'objectif de la formation est de préparer les entreprises à faire face à une éventuelle attaque informatique.

L'objectif de la formation est de préparer les entreprises à faire face à une éventuelle attaque informatique.

Combien de temps allez-vous survivre à une cyberattaque? C'est le test grandeur nature proposé par le Cybersecurity Competence Center (C3) dans sa «Room 42», une pièce où sont scénarisées, à Luxembourg, plusieurs attaques virtuelles durant trois heures d'explications, de simulations et de débriefing.

Mis en place par le C3 depuis deux mois, cette formation, facturée 1 500 euros aux entreprises qui la proposeraient à 5 ou 8 employés, a pour objectif de prévenir les sociétés attaquées par des pirates informatiques malveillants. «Une cyberattaque peut détruire de très grandes infrastructures et coûter très cher aux victimes», rappelle Jérôme Jacob, responsable de la formation au C3. «Nous sommes là pour les préparer à intervenir "sereinement" quand un problème se présentera, tôt ou tard».

Attaqués de toutes parts

Jérôme Jacob le confirme: «Des entreprises luxembourgeoises sont victimes de cyberattaques régulièrement». «Mais elles ne communiquent pas sur cet aspect car cela porterait forcément préjudice à leur image», précise-t-il. «Grâce à notre simulation dans la "Room 42", nous leur proposons un kit de survie avec des bons réflexes à adopter lors d'une attaque».

Et le test est concluant. Au sortir de la «Room 42», un sentiment prédomine: frustrés d'avoir été attaqués, sans merci, de toutes parts, les joueurs n'ont pas l'impression d'avoir perdu. «Il n'y a jamais de perdants», conclut Jérôme Jacob. «Nous sommes là pour permettre aux gens d'apprendre de leurs erreurs. Plus ils en commettent, plus ils tenteront de se protéger lors d'une prochaine cyberattaque».

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

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