Pour la 15e saison – Un maçon du Luxembourg dans «Pékin Express»
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Pour la 15e saisonUn maçon du Luxembourg dans «Pékin Express»

MALMEDY/LUXEMBOURG - Un frontalier belge, Nicolas, s'est lancé dans la grande aventure de Pékin Express, avec son frère Lucas. Entretien.

Nicolas, maçon au Luxembourg, et son frère Lucas vont participer à la 15e édition de «Pékin Express».

Nicolas, maçon au Luxembourg, et son frère Lucas vont participer à la 15e édition de «Pékin Express».

M6

L'essentiel: Nicolas, vous avez 37 ans, vous êtes marié et vous avez deux enfants et vous êtes également maçon au Luxembourg. Pourquoi avez-vous décidé de participer à cette 15e saison de «Pékin Express»?

Nicolas: Il y a trois ans, mon frère Lucas me l'a proposé. À l'époque, j'estimais que mes enfants étaient trop petits et que l'éloignement serait trop difficile. J'ai alors décliné, et puis l'année passée, en regardant la saison 14 avec mes enfants et mon épouse, elle m'a relancé et j'ai songé à mon petit frère Lucas. On a donc relancé la machine.

Aviez-vous déjà voyagé avec votre frère Lucas? Comment avez-vous appréhendé cette aventure à deux?

On n'a jamais voyagé ensemble, hormis avec nos parents quand nous étions enfants. Nous n'étions donc jamais partis tous les deux à l'aventure. C'était une vraie découverte et on a appris plein de choses, l'un sur l'autre. Nos liens sont ressortis encore plus serrés grâce à «Pékin Express».

Vous avez, tous les deux, deux caractères bien trempés. Comment avez-vous géré cette aspect-là lors de l'aventure

Je suis fonceur et je réfléchis après. Pour Lucas, mon frère, c'est le contraire, mais quand on doit se dire quelque chose, on le dit. Quand ça doit sortir, ça sort. On a vraiment dû apprendre à s'écouter pour aller le plus loin possible. On a dû travailler sur notre tempérament pour ne pas s'engueuler tout le temps.

Comment avez-vous pu concilier le tournage avec votre vie de famille et votre emploi de maçon au Luxembourg

Au niveau de mon métier, j'ai été trouver mon patron, à l'époque, et au départ, il croyait que c'était une blague. J'ai dû lui expliquer que c'était tout à fait sérieux. Il ne voulait pas m'empêcher de le faire et il m'a encouragé. On a trouvé une solution ensemble. Il a vraiment été super conciliant et super sympa. Au niveau vie de famille, c'est clair que c'est compliqué d'être éloigné de son épouse et de ses enfants autant de temps. Surtout que je n'étais jamais parti plus de deux jours sans eux. C'était donc assez difficile.

Sans révéler de grand secret, comment s'est passé le tournage et combien de temps le tournage a-t-il duré?

Je préfère ne pas le dire pour éviter que les gens spéculent sur la longueur de ma participation à l'aventure «Pékin Express». Au début, on était très excités et on n'attendait qu'une seule chose: démarrer. On avait juste envie d'en découdre avec les autres participants.

Avec un euro en poche par jour, on ne va pas très loin au Luxembourg, même si les transports en commun sont gratuits au Grand-Duché, comment avez-vous fait pour gérer tout ça, lors de l'aventure?

Avec un euro par jour au Kirghizstan, puisque c'est là qu'a débuté notre aventure, on s'en sort. Maintenant, c'est clair que la journée, on ne pense pas forcément à manger, ni à boire. On a juste envie d'avancer, car on est dans le jeu et dans la course. Une fois la nuit tombée, quand on a trouvé un logement chez des habitants, on essaie de se faire offrir à manger. En règle générale, tout le monde était très sympathique et très accueillant. Tout le monde joue le jeu.

Quelles étaient vos appréhensions avant le début de l'aventure?

Ce que j'appréhendais le plus, c'était l'éloignement avec mes proches. Mon talon d'Achille, c'était ça. Il fallait que j'arrive à gérer la distance avec mon épouse et mes enfants.

Comment votre famille a réagi lorsqu'elle a appris que vous partiez pour «Pékin Express» avec votre frère Lucas?

Au départ, mon épouse m'a dit: "Vas-y, fais-le!", en pensant que je ne serai pas repris. Comme ça, je lui foutrais la paix avec ça à l'avenir. Quand on a été repris, ça a été assez compliqué pour elle et pour les enfants de me voir partir. Maintenant, c'est une expérience de vie. Elle a été assez conciliante et elle m'a laissé partir, avec plaisir, mais ce n'était pas facile pour eux.

Ont-ils hâte désormais de vous découvrir à la télévision?

On attend, tous les quatre, la diffusion avec impatience. Il est vrai que maintenant, ça devient long.

Une dernière question sur votre travail au Luxembourg. Comment vos collègues de travail ont-ils perçu votre participation à cette belle aventure?

Mes collègues étaient tous excités. Quand je leur ai annoncé que je partais, ils étaient vraiment contents pour moi. Certains n'avaient jamais regardé l'émission et cette année, ils vont la regarder. C'est le sujet de conversation numéro 1 depuis que je suis rentré.

Au niveau de la diffusion, c'est ce jeudi en France, et vendredi en Belgique. Avez-vous organisé quelque chose de spécial pour l'occasion?

Je n'ai rien organisé de spécial. J'ai juste envie de tout découvrir avec mon épouse et mes enfants. Comme ils m'ont laissé partir, je n'ai pas spécialement envie de regarder cette 15e saison de «Pékin Express» avec quelqu'un d'autre. Je vais même couper mon téléphone et mes réseaux sociaux pour ne pas être ennuyé. Je vais profiter et expliquer à toute ma petite famille ce que j'ai vécu et ce que j'ai ressenti à certains moments de l'aventure.

(Aline Dechamps/fl/L'essentiel)

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