Crash EgyptAir – Un «membre humain» et des valises retrouvés

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Crash EgyptAirUn «membre humain» et des valises retrouvés

L'armée égyptienne a annoncé avoir trouvé vendredi des débris et des effets personnels des passagers du vol Paris-Le Caire d'EgyptAir qui s'est abîmé en mer Méditerranée.

An image grab taken from a handout video released by the Egyptian Defence Ministry on May 20, 2016 shows the Egyptian military taking part in a search mission in the Mediterranean Sea for the remains of an EgyptAir plane which crashed on May 19, 2016 with 66 people on board, as mystery surrounded its fate despite suspicions of terrorism.

  / AFP PHOTO / EGYPTIAN DEFENCE MINISTRY AND AFP PHOTO / HO / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / EGYPTIAN DEFENCE MINISTRY" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS

An image grab taken from a handout video released by the Egyptian Defence Ministry on May 20, 2016 shows the Egyptian military taking part in a search mission in the Mediterranean Sea for the remains of an EgyptAir plane which crashed on May 19, 2016 with 66 people on board, as mystery surrounded its fate despite suspicions of terrorism.

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AFP/ho

Plus de 36 heures après le drame, «des avions et des navires» militaires ont localisé «des effets personnels des passagers et des débris de l'appareil à 290 km au nord d'Alexandrie», a annoncé l'armée égyptienne. Les premiers débris retrouvés sont un «membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises», a annoncé le ministre grec de la Défense, Panos Kammenos.

Peu avant, l'armée égyptienne avait indiqué que «les recherches se poursuivent et nous sommes en train de retirer de l'eau tout ce que nous trouvons». Grâce à ces premiers débris, les autorités espèrent comprendre comment le vol MS804 a brusquement disparu des écrans radar alors qu'il survolait, sans problème apparent et dans un ciel clair, la Méditerranée orientale. L'Airbus A320 transportait 66 personnes. Parmi les 56 passagers, figuraient 30 Égyptiens et 15 Français, un petit garçon et deux bébés.

Pas de revendication

«Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n'est privilégiée, car nous n'avons absolument aucune indication sur les causes», a déclaré vendredi matin le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, sur la chaîne de télévision France 2. Aucun élément ne permet en l'état de privilégier la piste d'un accident ou celle d'un acte terroriste.

La disparition de l'avion n'a été revendiquée par aucun groupe actif au Moyen-Orient, comme par exemple la branche égyptienne de l'organisation État islamique (EI) qui avait rapidement revendiqué l'explosion d'une bombe en plein vol dans un avion de touristes russes au dessus du Sinaï, le 31 octobre. Les 224 occupants avaient été tués. Tout en ne souhaitant «pas tirer de conclusions hâtives», le ministre égyptien de l'Aviation civile, Ahmed Fathy, avait estimé jeudi que «la probabilité» d'une «attaque terroriste» était «plus élevée que celle d'une défaillance technique».

Experts au Caire

M. Ayrault a précisé que la France contribuait à ces recherches «avec l’Égypte, la Grèce et d'autres pays» avec des avions et des navires. Paris a également dépêché trois enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) accompagnés d'un conseiller technique d'Airbus, qui sont arrivés dans la nuit au Caire. Ils attendent la découverte de premiers débris et éventuellement des boîtes noires pour participer à l'enquête «de sécurité» sur les causes du crash.

Pour les experts comme pour le gouvernement égyptien, une explosion à bord semble un scénario très plausible, comme ce fut le cas pour l'avion de touristes russes, qui s'était littéralement désintégré en vol à la même altitude quasiment que celle de l'Airbus Paris-Le Caire quand il a commencé sa chute jeudi. Dans l'avion russe, le pilote n'avait pas eu le temps d'émettre un message d'alerte ou de détresse.

(L'essentiel/AFP)

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