En France: Un milliardaire tchèque s'offre un château Louis XVI

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En FranceUn milliardaire tchèque s'offre un château Louis XVI

Le château du Marais, un «petit Versailles» sur 35 hectares situé dans l'Essonne, a été acheté par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.

Dourdan Tourisme

C'est une bâtisse du XVIIIe siècle, entourée d'un parc de 35 hectares, nichée dans une discrète commune de banlieue parisienne: le château du Marais, un «petit Versailles» situé au Val-Saint-Germain, dans l'Essonne, a été acheté par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky. «Les anciens propriétaires me l'ont dit, ils sont passés chez le notaire en juin», a indiqué mardi le maire de cette petite commune de 1 500 âmes, Serge Deloges, confirmant une information du journal Le Monde.

Situé près des forêts de Rambouillet et de Dourdan à une quarantaine de kilomètres au sud de Paris, le Val-Saint-Germain, où repose par ailleurs l'acteur Lino Ventura, abrite ce château construit entre 1772 et 1780 par l'architecte Jean-Benoît-Vincent Barré, considéré comme l'un des plus beaux d'époque Louis XVI en France.

Quatre ans de travaux

On pouvait, à l'époque de ses anciens propriétaires, visiter ce monument historique et y organiser des spectacles ou des chasses au trésor. Dorénavant, il appartient à Daniel Kretinsky, dont la fortune est estimée par le magazine spécialisé Forbes à près de 5 milliards de dollars. Cet homme de 47 ans, à la tête d'un petit empire médiatique et d'un puissant groupe énergétique dans son pays, est un des actionnaires de Fnac Darty, du journal Le Monde ou du club de football anglais de West Ham.

Le château du Marais se destine maintenant à l'hôtellerie de luxe. L'entourage français de Daniel Kretinsky n'a pas souhaité faire de commentaire sur cet investissement immobilier. «Il va y avoir quatre ans de travaux pour transformer un bâtiment comme ça en hôtel de luxe. Ca va faire du travail pour les artisans locaux et, quand ça sera ouvert, on peut espérer que ça crée des emplois dans les environs, dans les secteurs de l'hôtellerie et de la restauration», indique le maire du village, Serge Deloges.

«La mairie avait un droit de préemption, mais on ne l'a pas utilisé», ajoute dans un sourire l'édile. Selon l'agence Bloomberg, le montant de la transaction serait de 43 millions d'euros.

(AFP)

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