Justice en France – Un ministre français accusé de viol

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Justice en FranceUn ministre français accusé de viol

Le parquet de Paris a rouvert une enquête sur une accusation de viol visant le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin pour des faits datant de 2009.

Le ministre a déposé une plainte en dénonciation calomnieuse.

Le ministre a déposé une plainte en dénonciation calomnieuse.

AFP/Eric Feferberg

Cette décision fait suite au dépôt en janvier d'un nouveau courrier par la plaignante, qui accuse M. Darmanin de l'avoir violée alors qu'elle sollicitait de l'aide dans une affaire judiciaire, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information du Monde.

Ces accusations «ne traduisent qu'une intention de nuire», a affirmé l'avocat du ministre, Mathias Chicheportich. En juin 2017, M. Darmanin, âgé aujourd'hui de 35 ans, avait déjà déposé une plainte en dénonciation calomnieuse dans cette affaire. Le 15 janvier, c'est le ministre lui-même qui avait révélé avoir fait l'objet au printemps 2017 d'une enquête préliminaire à la suite d'une lettre l'accusant, selon lui, «d'abus de faiblesse, d'abus de pouvoir, voire de viol».

«Dragueur lourd»

Cette enquête avait d'abord été close en juillet 2017, la plaignante n'ayant pas répondu aux convocations des enquêteurs qui souhaitaient l'entendre. Mais cette femme, âgée de 46 ans selon Le Monde, a relancé les investigations en janvier en adressant un nouveau courrier au parquet de Paris. L'enquête, confiée à la police judiciaire, «a été rouverte le 22 janvier pour qu'elle puisse être auditionnée», a indiqué la source judiciaire, ajoutant qu'elle avait été entendue «le 25 janvier».

En 2009, Gérald Darmanin était âgé de 27 ans et faisait partie de l'équipe de collaborateurs de Xavier Bertrand à l'UMP. Interrogé en janvier sur sa réputation de «dragueur lourd», le ministre avait reconnu «avoir pu être léger», «avoir envoyé des SMS un peu lourds» et «avoir pris des vents». «Je pense que la libération de la parole, c'est très important parce que chacun a pu se poser la question : j'ai sans doute dû être pas très fin», avait-il poursuivi, en référence à la cascade de révélations qui a suivi l'affaire Weinstein.

(L'essentiel/AFP)

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