Charlie Winston: Un nouveau disque «nourri par ma psychothérapie»

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Charlie WinstonUn nouveau disque «nourri par ma psychothérapie»

Le chanteur britannique Charlie Winston, 44 ans, a dévoilé l’album «As I Am», en grande partie réalisé par Vianney.

Charlie Winston est un incontournable de la musique pop en Europe depuis une dizaine d’années. Sa voix, sa dégaine et son style sont immédiatement reconnaissables. Sur «As I Am», son cinquième album, paru le 30 septembre, le Britannique de 44 ans fait le point sur sa vie, ses réussites et ses échecs. La majorité des morceaux de la galette ont été produits en collaboration avec Vianney.

- Quelle était l’idée derrière cet album?

Je me regarde, je m’observe, sans vanité, pour analyser les comportements que j’ai eus. C’était assez facile d’écrire sur mes sentiments, mes échecs ou mes réussites. C’est une chance. Quand je crée, c’est toujours le bon moment pour me regarder en face, admettre ou confesser mes erreurs. Ça te fait grandir.

- Ce disque était donc une thérapie?

Bien sûr, comme les précédents, d’ailleurs. La musique, c’est toujours une thérapie. À la différence que, là, j’ai créé cet album durant le Covid et que j’étais vraiment en psychothérapie. J’ai adoré. C’était incroyable. La psychologie, savoir comment les choses fonctionnent chez les humains, m’a toujours intéressé. D’une certaine manière, «As I Am» a été nourri par ma psychothérapie.

- Parlez-nous de votre travail avec Vianney, qui a bossé sur onze des quatorze titres du disque.

J’ai signé un contrat avec un nouveau label, Tôt ou Tard, qui est le même que celui de Vianney. Le directeur, après lui avoir envoyé toutes mes démos, a eu l’idée d’une rencontre entre nous. Il désirait que j’essaie un truc avec lui, seulement sur un ou deux morceaux. On s’est parlé, avec Vianney, sur FaceTime, et on s’est mis d’accord pour passer trois jours dans son studio. C’était une prise de température, juste pour voir si ça pouvait marcher entre nous ou pas. Et c’était super!

- Qu’est-ce qu’il vous a apporté?

De l’homogénéité. Dès le départ, on s’est demandé quel était le son qu’on voulait pour cet album, avec quels instruments on allait le créer et quelle était l’ambiance qu’on voulait qu’il se dégage du disque. C’était de grandes discussions! Il était une sorte de directeur artistique et de réalisateur.

- Que retenez-vous de cette collaboration?

Un souvenir d’un immense respect entre nous et d’une passion commune pour la musique. C’est ce qui a rendu les choses si faciles entre nous.

(Fabien Eckert)

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