En France – Un nouveau groupe veut «sauver le peuple corse»
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En FranceUn nouveau groupe veut «sauver le peuple corse»

Cinq personnes, se présentant comme un nouveau FLNC, a organisé une conférence de presse clandestine. Ils veulent s'en prendre aux biens et aux non-Corses.

«Nous, patriotes corses, avons décidé de nous unir pour reconstituer le FLNC», écrit le groupe, dans un communiqué.

«Nous, patriotes corses, avons décidé de nous unir pour reconstituer le FLNC», écrit le groupe, dans un communiqué.

Capture d'écran

Interdiction d'achat immobilier aux «Non-Corses», remplacement de tous les étrangers par des Corses dans les emplois...: un groupe de cinq personnes se présentant comme un nouveau FLNC a remis à Corse-Matin lors d'une conférence de presse clandestine un communiqué «d'interdictions et de préconisations» pour «sauver le peuple corse». «Nous, patriotes corses, avons décidé de nous unir pour reconstituer le FLNC», écrit le groupe dans ce communiqué d'une page titré «FLNC Per l'Indipendenza (NDLR: pour l'indépendance)» remis à Corse-Matin, qui révèle cette information dans son édition de mardi.

«La conférence de presse a eu lieu en Haute-Corse, dans la région de la Caldaniccia. Ça s'est limité à une remise de communiqué, sans question possible», a précisé à l'AFP un membre de la rédaction de Corse-Matin. Une vidéo de 34 secondes diffusée sur le site du quotidien montre, dans un sous-bois et de nuit, cinq individus cagoulés et vêtus de noir, derrière une banderole sur laquelle est écrit FLNC. Plusieurs serrent le poing et au moins un brandit un fusil.

Les non-Corses interdits d'acheter de l'immobilier

Le groupe se revendique du «manifeste historique du 5 mai 1976» du FLNC et assure: «Conformément à l'engagement historique du FLNC, nous ne porterons jamais atteinte aux personnes, mais seulement aux biens». Parmi les interdictions figure celle «pour les Non-Corses d'acheter des biens fonciers ou immobiliers». Les biens acquis au cours des 10 dernières années doivent être revendus «à leur prix d'achat d'origine» et seuls des Corses - communes ou Collectivité de Corse - pourront les acheter pour en faire «principalement» des logements sociaux.

Le communiqué réclame également une interdiction de créer toute nouvelle enseigne de grande distribution, appelle à «remplacer les étrangers par des Corses dans tous les emplois» et exige un enseignement obligatoire du corse d'une heure par jour de la maternelle au CM2. Le groupe apporte également une forme de soutien à la majorité nationaliste au pouvoir dans l'île, assurant qu'elle est «cohérente».

(L'essentiel/afp)

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