Au Luxembourg – Un nouvel outil pour mieux gérer les crises

Publié

Au LuxembourgUn nouvel outil pour mieux gérer les crises

LUXEMBOURG - Le chantier du futur Centre national de crise a commencé dans le périmètre du château de Senningen. Il devrait être achevé d’ici 2021.

En 2016, le gouvernement créait le Haut-Commissariat à la protection nationale (HCPN). D’ici 2021, celui-ci pourra opérer depuis un Centre national de crise. Ce dernier se construit depuis peu dans le périmètre du château de Senningen, utilisé par le gouvernement pour diverses réunions au sommet et entrevues internationales. «Quand je prends une décision importante, j’ai besoin d’avoir toutes les informations», affirme le Premier ministre, Xavier Bettel. Or, dans le centre de crise du château de Senningen, les moyens de communication sont «assez rudimentaires. Quand le premier centre a été créé je ne sais même pas si les portables existaient déjà».

Le nouveau centre de crise permettra donc de gagner en efficacité, quelle que soit la situation. «Les crises ça peut être un problème à Cattenom, des attentats, des inondations ou encore des épidémies», précise le chef du gouvernement. «Nul n’est à l’abri d’une crise. Donc il est important d’avoir un endroit où on ait le HCPN avec des bureaux adéquats et où on peut se retrouver, travailler ensemble avec des moyens de communication pour être mieux liés à l’endroit où se déroule la situation pour laquelle il faut prendre une décision qui est toujours très dure».

16,5 millions d’euros

Les services du HCPN et les 36 personnes qui veillent à la protection du pays sont actuellement répartis sur quatre sites. Son rôle, central en cas de crise, est surtout de coordonner les opérations. «Le Haut-Commissariat n’a pas de rôle opérationnel comme les secours ou la police, explique Luc Feller, haut-commissaire à la protection nationale. Son rôle consiste à coordonner les actions entre les différents services pour résoudre la crise. La loi prévoit que nous intervenions pour toute crise d’envergure nécessitant des décisions urgentes».

Toutes les personnes concernées par la gestion de la crise pourront donc se réunir au centre de crise pour suivre l’évolution de la situation. «Beaucoup de services doivent intervenir, quelle que soit la nature de la crise», rappelle Luc Feller. Le centre de crise permettra «de disposer d’un endroit sécurisé où on peut se rencontrer pour essayer de limiter au mieux les dégâts de la crise». Préparé en coordination avec le ministère des Infrastructures de François Bausch, le CDC respectera l’aspect historique du site de Senningen et répond aux besoins environnementaux. Il a nécessité un budget de 16,5 millions d’euros.

(Jérôme Wiss/L'essentiel)

Ton opinion