Football – Un périple pour aller voir jouer le Luxembourg
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FootballUn périple pour aller voir jouer le Luxembourg

Huit supporters luxembourgeois ont fait les 3 500 km jusqu'à Bakou pour venir encourager leur équipe nationale qui joue ce jeudi soir (18h) face à l'Azerbaïdjan.

Depuis une quinzaine d’années, rares sont les déplacements des Lions rouges à se faire sans une poignée de supporters des Compadres Tridefa, un groupe de fans de la sélection nationale.

Depuis une quinzaine d’années, rares sont les déplacements des Lions rouges à se faire sans une poignée de supporters des Compadres Tridefa, un groupe de fans de la sélection nationale.

L'essentiel

Au milieu de la réception de l'hôtel du Luxembourg à Bakou, leurs visages ne sont pas inconnus. À leurs passages, les joueurs les saluent de loin et Paul Philipp, le président de la Fédération Luxembourgeoise de football (FLF), vient même leur proposer un petit rafraîchissement. Depuis une quinzaine d'années, rares sont les déplacements des Lions rouges à se faire sans une poignée de supporters des Compadres Tridefa, un groupe de fans de la sélection nationale.

Pour encourager les Lions rouges jeudi face à l'Azerbaïdjan (18h), huit d'entre eux n'ont pas hésité à avaler les 3 500 kilomètres séparant le Grand-Duché des bords de la mer Caspienne. «Je pense que c'est le voyage le plus long que l'on ait fait», estime Raymond, le président du groupe. Avec un vol de 9 heures, escale à Francfort comprise, le voyage a quand même été plus reposant qu'à l'époque où ils traversaient l'Europe en bus. «Maintenant on est plus vieux, on a un peu plus d'argent donc on prend l'avion», concède l'homme de 39 ans, qui compte une vingtaine de déplacements au compteur.

«On se voit comme des ambassadeurs du Luxembourg»

Si les moyens de transport ont évolué, de nouvelles contraintes se sont progressivement ajoutées pour lui et ses amis qui sont pour la plupart dans la trentaine. «Ce n'est pas toujours simple d'avoir l'accord de nos patrons et de nos conjoints», se marre Laurent, 35 ans, qui travaille pour l'État. Le jeu en vaut pourtant la chandelle, comme un soir de septembre 2017, à Toulouse, lorsque le Luxembourg avait muselé la France (0-0). Un exploit qu'ils avaient fêté avec les joueurs et le staff dans une nuit mémorable. Ces moments privilégiés de proximité se sont envolés avec l'arrivée brutale de la pandémie. «À cause du Covid, on a raté deux victoires», souffle Raymond, en repensant aux succès au Monténégro et en Irlande.

Logée dans le centre-ville, la petite troupe était de passage, mercredi, à l'hôtel de la sélection pour récupérer les billets de la rencontre, avant de partir faire un peu de tourisme. «On peut découvrir le monde avec le football, s'émerveille Raymond. On n'irait pas visiter Bakou ou Minsk si on ne suivait pas l'équipe nationale. En voyageant, on peut apprendre davantage sur la mentalité des gens. En Biélorussie, on s'est rendu compte que beaucoup de jeunes travaillaient dans l'informatique».

Ce jeudi, jour du match, ils enfileront leurs tenues de supporters et se prépareront tranquillement à découvrir l'immense stade olympique de Bakou (68 000 places) où avec huit représentants ils n'auront pas l'ambition de mettre l'ambiance. «On est là pour profiter du match, note Raymond, qui officie comme responsable d'une équipe de soins au pays. On se voit comme les ambassadeurs du Luxembourg. On veut que nos déplacements se passent dans la bonne humeur et qu'on garde une bonne image de nous et du Luxembourg». Même à 3 500 kilomètres du Grand-Duché.

(L'essentiel/Nicolas Grellier)

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