Au Luxembourg – Un plan pour faire face au manque d'instituteurs

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Au LuxembourgUn plan pour faire face au manque d'instituteurs

LUXEMBOURG - Le gouvernement et le Syndicat national des enseignants ont signé un accord, ce mardi, pour remédier à la pénurie d'instituteurs dans le fondamental.

Pour cette rentrée, l'enseignement fondamental avait besoin de 291 nouveaux instituteurs. Seuls 168 candidats se sont présentés au concours...

Pour cette rentrée, l'enseignement fondamental avait besoin de 291 nouveaux instituteurs. Seuls 168 candidats se sont présentés au concours...

Editpress/Tania Feller

L'enseignement fondamental au Luxembourg manque cruellement d'instituteurs. «Et ça ne date pas d'aujourd'hui», selon le ministre de l’Éducation nationale, Claude Meisch, qui a livré quelques chiffres. Pour cette rentrée, l'enseignement fondamental avait besoin de 291 nouveaux instituteurs. Seuls 168 candidats se sont présentés au concours... «Parmi eux, 91 étaient de nouveaux diplômés au Luxembourg et à l'étranger, les autres avaient déjà travaillé comme chargés de cours», a insisté le ministre.

«L'année dernière, le cursus en sciences de l'éducation à l'Université de Luxembourg n'a donné que 70 candidats. Ce n'est même pas un quart des besoins annuels. En plus, nous avons en moyenne une cinquantaine d'instituteurs qui sont en congé parental», a-t-il encore souligné. Pour remédier à la situation, le ministère a longuement échangé avec le Syndicat national des enseignants (SNE) avant de parvenir à un accord, officialisé ce mardi.

Cinq mesures

Cinq mesures ont donc été retenues par le ministère et le SNE pour inverser la tendance. À l'avenir, le concours de recrutement d'instituteurs sera divisé en deux parties, cycle 1 (préscolaire) et cycles 2 à 4 (primaire). Les candidats pourront postuler à l'un ou l'autre dès qu'ils auront obtenu leur bachelor (bac +3) en sciences de l'éducation. En plus, les étudiants en Belgique n'auront plus à passer par une année dite «passerelle».

En plus, les futurs instituteurs verront leur trois ans de stage d'insertion professionnelle réduits à deux ans s'ils ont effectué au moins 20 semaines de stage pratique pendant leur formation. Quant à la réserve des suppléants, elle sera plus largement ouverte et sera accompagnée d'une formation en cours d'emploi de 240 heures à l'Institut de formation de l’Éducation nationale.

Claude Meisch va également intervenir auprès de l'Uni pour qu'elle renforce son cursus de sciences de l'éducation.
Le président du SNE, Patrick Remakel, a quant à lui insisté pour le minimum de trois langues (luxembourgeois, français et allemand) maîtrisées par les futurs instituteurs soit maintenu. «Nous insistons aussi pour que les instituteurs ne soient pas obligés de prester des heures supplémentaires et que les décharges de cours soient maintenues», a-t-il conclu.

(Patrick Théry/L'essentiel)

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