Présidence de la FIFA – Un prince jordanien se lance contre Blatter

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Présidence de la FIFAUn prince jordanien se lance contre Blatter

Ali Bin Al Hussein, vice-président de la FIFA et représentant de l'Asie, a annoncé mardi son intention de présenter sa candidature à la présidence de la fédération face au sortant suisse.

Ali Bin Al Hussein souhaite que les gros titres se portent «sur le football et non sur la FIFA».

Ali Bin Al Hussein souhaite que les gros titres se portent «sur le football et non sur la FIFA».

AFP

«Je me porte candidat à la présidence de la FIFA parce que j'estime qu'il est temps de sortir des polémiques internes pour revenir au sport», déclare le prince jordanien Ali Bin Al Hussein, âgé de 39 ans, dans un communiqué officiel. «Cela n'a pas été une décision facile. Elle est le fruit d'une longue réflexion et de nombreuses discussions avec des collègues respectés au sein de la FIFA ces derniers mois». Le prince a implicitement éreinté la gestion controversée de Joseph Blatter, candidat à 78 ans à un cinquième mandat.

Le football mondial, a-t-il dit, «mérite une gouvernance de classe mondiale». La FIFA doit être «une organisation de service et un modèle d'éthique» et «le message que je n'ai cessé d'entendre est qu'il est temps pour un changement». L'élection présidentielle à la FIFA se tiendra dans le cadre du Congrès électif de Zurich, en Suisse, le 29 mai 2015. Les candidats ont jusqu'au 29 janvier 2015 pour se déclarer. Né le 23 décembre 1975, le prince Ali est notamment membre du comité exécutif de la Confédération asiatique de football et a été élu en 2011 vice-président de la FIFA pour l'Asie, outre ses multiples postes de responsabilité dans le football jordanien et asiatique. Il affirme son intention de mener une campagne positive axée sur les moyens de renforcer et améliorer la FIFA. «Les gros titres doivent porter sur le football et non sur la FIFA. La FIFA existe pour servir un sport qui unit, à travers le monde, des milliards de personnes appartenant à différentes catégories sociale, politique et religieuse».

Joseph Blatter et Jérôme Champagne comme adversaires

Joseph Blatter a annoncé début septembre être à nouveau candidat au poste qu'il occupe depuis 1998. Blatter ne se cachait plus depuis le Congrès de São Paulo (Brésil) le 11 juin. «Je me sens bien, mon mandat va se terminer en mai 2015, mais ma mission n'est pas finie», avait-il lancé, affirmant avoir reçu «le soutien effectif de l'immense majorité des fédérations nationales». Et de fait, si les Européens lui sont relativement hostiles, Joseph Blatter avait reçu à São Paulo des signaux positifs d'une majorité des six Confédérations composant la FIFA (Asie; Afrique; Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes; Amérique du Sud; Océanie et Europe). Il avait même été gratifié de standing ovations de la part de délégués de l'Asie et de l'Afrique, où il jouit d'une grande popularité après l'organisation en 2010 de la première Coupe du monde sur ce continent, en Afrique du sud.

Jérôme Champagne, 56 ans, ancien vice-secrétaire général de l'organisation, s'est également déclaré candidat à la présidence de la FIFA mais cet ancien diplomate n'a, sur le papier, aucune chance d'être élu. Seul a priori en mesure de menacer Blatter dans cette élection, le Français Michel Platini, 59 ans, président de l'UEFA, avait annoncé dès août dernier qu'il ne briguerait pas le poste suprême, préférant se représenter pour un 3e mandat à la tête de l'UEFA. «Ce n'est pas le moment, ce n'est pas mon heure, pas encore», avait-il justifié. Si Blatter se dirige en théorie vers un 5e mandat dans un fauteuil, l'exercice du pouvoir ne sera pas de tout repos. Les dossiers des conditions d'attribution du Mondial 2018 à la Russie et du tournoi 2022 au Qatar planent sur sa présidence et ne sont toujours pas réglés.

(L'essentiel/AFP)

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