En Angleterre – Un prof montre le dessin de Mahomet, l'école s'excuse
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En AngleterreUn prof montre le dessin de Mahomet, l'école s'excuse

Des parents d'élèves ont manifesté devant une école, en Angleterre, après qu'un professeur a montré des caricatures de Mahomet. Un scénario qui rappelle le drame de Samuel Paty...

Un professeur qui montre à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet, et des parents en colère. Le parallèle entre cette affaire et le drame qui a coûté la vie au professeur français, Samuel Paty, semble évident. À la différence que les réactions ont été bien différentes du côté de l'école.

Le professeur de religion accusé d'avoir montré ces dessins à ses élèves a été immédiatement suspendu. Et le professeur principal, Garry Kibble, s'est «excusé pour l'utilisation d'un matériel didactique inapproprié et ce manque de respect» envers les croyants.

«Comment ce genre de chose peut être acceptable?»

D'après les statistiques, plus de 40% de la population de la ville de Bentley est originaire de pays où l'Islam est majoritaire, et les trois quart des élèves de la classe en question sont de confessions musulmanes. «Nous musulmans aimons le prophète plus que nos propres parents. Je n'aurais jamais l'idée d'insulter les croyances de quelqu'un. Comment ce genre de chose peut être acceptable?», a déclaré Mohammad Salad Hussain, fondateur d'une association islamique locale.

Si le rassemblement a été pacifique, l'école a tout de même décidé de retarder le début des cours et demandé aux élèves qui n'étaient pas encore présents d'arriver plus tard. Soucieux d'éteindre l'incendie, l'établissement a promis de «faire une enquête et de prendre des mesures» pour que ce type de scénario ne se reproduise pas.

Un traitement anglo-saxon basé sur la bonne cohabitation entre communautés qui tranche avec l'universalisme à la française. Après l'assassinat de Samuel Paty, décapité par un terroriste pour avoir montré ces caricatures lors d'un cours de la laïcité, des débats enflammés avaient animé la sphère politique et la société dans son ensemble. Le Luxembourg avait manifesté son soutien à ses voisins fiançais. Une minute de silence avait même été observée dans plusieurs écoles luxembourgeoises.

(th/L'essentiel)

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