Au Luxembourg: Un plus petit projet pour Google à Bissen?
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Au LuxembourgUn plus petit projet pour Google à Bissen?

LUXEMBOURG – Le ministre de l’Économie, Franz Fayot, a rencontré jeudi le Bourgmestre de Bissen, David Viaggi. Réunion de crise au sujet de Google? Le ministère répond.

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nm

AP

Le ministre de l’Économie, Franz Fayot, a rencontré jeudi le Bourgmestre de Bissen, David Viaggi. Un rendez-vous au lendemain des propos du ministre devant les députés assurant que le projet du géant américain sur le site Klengbousbierg allait être «réévalué». Le ministère de l’Économie précise que l’entrevue avec le Bourgmestre n’était en rien une «réunion de crise», mais qu’elle était prévue mi-mars et avait dû être reportée.

«Tous deux ont indiqué qu’ils sont confiants qu’un projet Google se fera à Bissen», précise le ministère. À voir toutefois si l’envergure du projet sera revue. Une option que les investissements majeurs et récents de Google en Wallonie semblent accréditer. La firme américaine a ainsi injecté 500 millions d'euros à Saint-Ghislain et annoncé un data center à l'Écopôle de Farciennes.

«Dans le pire des cas, l’État pourra racheter le terrain»

Au Luxembourg, le ministère assure avoir des échanges réguliers avec l'entreprise américaine et qu’une «réunion est prévue dans les prochaines semaines au plus haut niveau avec les responsables de Google» et que les conditions ont changé. Depuis mars dernier, Google a désormais «la sécurité juridique que le PAG de la commune pourra être reclassé. Tout est en place sur le site». Les recours sur des motifs écologiques concernant le site auront mis trois ans à être traités.

Au Luxembourg, tout le monde a bien compris qu’il faudra voir quels sont «les besoins actuels de Google en terme de puissance du site», étant donné ses investissements durant la période. La firme américaine a acquis 32 hectares à Bissen, accolés à la zone industrielle «Klengbousbierg», et avait envisagé un investissement qui aurait pu approcher le milliard d’euros. «Dans le pire des cas, si le projet était abandonné, l’État a un droit de préemption sur le terrain et pourra le racheter au prix auquel Google l’a acquis», indique le ministère.

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