Transports au Luxembourg – Un «superbus» entre la France et Esch-sur-Alzette

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Transports au LuxembourgUn «superbus» entre la France et Esch-sur-Alzette

ESCH-SUR-ALZETTE - Un bus à haut niveau de service devrait circuler dans les prochaines années entre la Haute Vallée de l’Alzette, la gare d'Esch et le futur tram rapide.

Ce BHNS serait à l'image du Mettis, à Metz.

Ce BHNS serait à l'image du Mettis, à Metz.

Partant du constat que d’ici 2035, la population de la Haute Vallée de l’Alzette pourrait compter autant de résidents que la Ville d’Esch, les autorités luxembourgeoises ont planché sur la mise en service de transports adéquats. François Bausch, ministre de la Mobilité et des Travaux publics, et Georges Mischo, bourgmestre d’Esch-sur-Alzette, ont ainsi présenté, mercredi, le concept d’un bus à haut niveau de service (BHNS) transfrontalier reliant la Haute Vallée de l’Alzette à la gare CFL d’Esch-sur-Alzette et au futur tram rapide prévu pour 2028.

Ce BHNS transfrontalier fera la navette entre le pôle d’échanges Micheville, le P&R d’Audun-le-Tiche, le quartier «Lentille Terre-Rouge», la gare CFL d’Esch, les friches Esch-Schifflange avec leur arrêt du tram rapide et du BHNS «Est-Ouest» reliant Pétange à Dudelange, et le futur pôle d’échanges (tram, RGTR, P&R) prévu près de la zone d’activités Monkeler (A4).

Une cadence de cinq minutes

La fiabilité du temps de parcours de ce «superbus» sera «garantie par un site propre (NDLR: voie dédiée) à travers le quartier des friches Esch-Schifflange, par un apaisement substantiel du trafic devant la gare d’Esch-sur-Alzette et par un site propre empruntant l’assise de l’actuelle navette ferroviaire jusqu’à Audun», indique le communiqué du ministère. «Cette fiabilité couplée à une cadence de cinq minutes sur le corridor principal garantira la connexion avec tous les trains en gare d’Esch, et avec tous les trams rapides partant des friches Esch-Schifflange».

Les autorités ont préféré miser sur le BHNS plutôt que sur le renforcement de la navette ferroviaire (qui va finalement disparaître), les quelque 60 trains quotidiens transportant en moyenne moins de douze passagers et le passage à niveau enclavant le quartier «Hiel».

Le ministre et le bourgmestre ont indiqué qu’ils voyaient ce projet comme «une offre de mobilité multimodale particulièrement attractive» mais également «comme une condition nécessaire au développement urbanistique des deux côtés de la frontière, voire à l’émergence d’une véritable agglomération transfrontalière». Le calendrier de la mise en œuvre de ce BHNS «dépendra notamment des pourparlers que le ministre François Bausch entamera avec les responsables politiques français».

(mc/L'essentiel)

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