Etats-Unis – Un «survivant désigné» prêt à entrer en scène
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États-UnisUn «survivant désigné» prêt à entrer en scène

À chaque investiture, une personne est désignée. Si Donald Trump et ses successeurs étaient tués au moment de la cérémonie, c'est lui qui deviendrait président.

Lorsque Donald Trump prêtera serment, tous ses potentiels successeurs potentiels, prévus par la constitution en cas d'empêchement (mort, démission,...), seront présents. Alors, que se passerait-il si un attentat survenait et que toutes ces personnes venaient à disparaître? Le «designated survivor» («survivant désigné») deviendrait alors le nouveau président des États-Unis. Pendant toute la durée de la cérémonie, cette personne sera mise à l'abri dans un bunker et protégée par des agents des services secrets.

«Le «survivant désigné» est né pendant la Guerre froide avec l'idée qu'une catastrophe, avec la bombe nucléaire, pourrait arriver», explique François Durpaire, consultant de BFM TV. Cette procédure est mise en place chaque année lors du discours de l'état de l'Union, et lors de l'investiture du nouveau président, tous les quatre ans. Cette pratique n'est pas inscrite dans la Constitution, mais dans le Code fédéral des États-Unis.

Même sa famille ne doit pas être au courant

L'identité de ce «survivant désigné» est bien entendu gardée secrète. Le principal intéressé n'est mis au courant qu'au dernier moment et a l'interdiction formelle de dire quoi que ce soit sur son rôle. Même sa famille ne doit rien savoir. Comme dans les plus grands films d'espionnage, le «survivant désigné» monte dans un hélicoptère le matin de l'investiture et est emmené vers un endroit secret. «Généralement une base militaire», précise Victor Vlam, chercheur sur les États-Unis. Le survivant désigné n'est évidemment pas un citoyen lambda. En général, ce sont des secrétaires à l'Intérieur, à l'Agriculture ou au Commerce qui endossent cette responsabilité.

Cette personne doit être capable d'assumer des fonctions présidentielles et de respecter les conditions imposées par la Constitution. Il ignore tout des secrets d'État et sera formé en catastrophe le cas échéant. Seule certitude: celui qui suivra la cérémonie d'investiture depuis un bunker a été désigné par Barack Obama lui-même, le Sénat n'ayant pas encore validé le cabinet de Donald Trump. Si le 45e président et tous ses successeurs constitutionnels venaient à disparaître, les États-Unis auraient donc de nouveau un président démocrate.

(L'essentiel/joc)

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