Emploi – Un temps de travail à revoir au Luxembourg?
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EmploiUn temps de travail à revoir au Luxembourg?

LUXEMBOURG - Concilier vie privée et vie professionnelle est un problème depuis des années. La crise du Covid n'a bien sûr rien arrangé.

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Concilier vie privée et vie professionnelle est un problème depuis des années. La crise du Covid n'a bien sûr rien arrangé.

Concilier vie privée et vie professionnelle est un problème depuis des années. La crise du Covid n'a bien sûr rien arrangé.

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<b>Seriez-vous prêt à réduire votre temps de travail pour améliorer votre qualité de vie?</b>

<b>Marie-Anaïs, 32 ans</b>: «Pas spécialement, j'ai travaillé à 35 heures en France et je ne vois pas de différence entre les deux. Je suis épanouie avec mon temps de travail».

<b>Seriez-vous prêt à réduire votre temps de travail pour améliorer votre qualité de vie?</b>

<b>Marie-Anaïs, 32 ans</b>: «Pas spécialement, j'ai travaillé à 35 heures en France et je ne vois pas de différence entre les deux. Je suis épanouie avec mon temps de travail».

L'essentiel
Xavier, 37 ans: «Ça dépend du travail. Si vous êtes capable de faire le même travail en 32 heures, vous devriez avoir la possibilité de le faire. Cela devrait être un choix».

Xavier, 37 ans: «Ça dépend du travail. Si vous êtes capable de faire le même travail en 32 heures, vous devriez avoir la possibilité de le faire. Cela devrait être un choix».

L'essentiel

Selon la dernière enquête «Quality of Work Index», présentée jeudi par la Chambre des salariés (CSL), 24% des travailleurs ont l'intention de quitter leur emploi dans un avenir proche. «Depuis des années, les conflits entre vie professionnelle et vie privée s’aggravent. C’était encore le cas en 2021. On peut interpréter qu’avec la pandémie, beaucoup de gens se sont posé des questions sur leur situation professionnelle. Ils ont pris conscience de l’impact général de leur emploi sur leur vie privée», explique David Büchel, coordinateur de l'enquête à la CSL.

L'une des pistes avancées par la CSL pour améliorer la conciliation entre vie privée, vie professionnelle et bien-être des salariés est la réduction du temps de travail. Une revendication partagée depuis de nombreuses années par les syndicats OGBL et LCGB. «Nous sommes dans une situation de pénurie de main-d'œuvre généralisée, rappelle de son côté Jean-Paul Olinger, directeur de l'UEL. La réduction du temps de travail aggraverait le problème avec un impact négatif pour l'économie et notre capacité à faire face aux défis de la transition énergétique. Réduire le temps de travail signifierait aussi réduction du salaire. Ce n'est pas forcément ce que les gens voudraient, je pense. Pourquoi ne pas augmenter la flexibilité du temps de travail pour les entreprises et les salariés?».

Interrogé, le ministre du Travail, Georges Engel, rappelle qu'il y a déjà eu une réduction du temps de travail «de deux jours, avec le passage à 26 jours de congés au lieu de 25 et un jour férié supplémentaire, le 9 mai. Réduire davantage le temps de travail n'est pas prévu dans l'accord de coalition».

(Marion Mellinger/L'essentiel)

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