Entre Arlon et Sterpenich – «Un vrai plaisir d'utiliser la voie de covoiturage»

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Entre Arlon et Sterpenich«Un vrai plaisir d'utiliser la voie de covoiturage»

ARLON/STERPENICH - Une semaine après l'ouverture de la voie de covoiturage sur l'autoroute E411, en direction de Luxembourg et de l'A6, les premiers utilisateurs semblent conquis.

La bande de covoiturage sur l'autoroute E411 en direction de Luxembourg commence à être utilisée par les navetteurs frontaliers.

La bande de covoiturage sur l'autoroute E411 en direction de Luxembourg commence à être utilisée par les navetteurs frontaliers.

Rapidement empruntée à mauvais escient par des camions, la voie de covoiturage permettant aux navetteurs frontaliers de circuler sur l'autoroute E411 d'Arlon à Sterpenich semble, petit à petit, trouver son utilité avec des premiers utilisateurs qui ne manquent pas de partager leurs expériences. «C'est parti, on l'utilise», nous a indiqué, fier et heureux, Didier Tricot, ce lundi à 6h40, alors qu'il faisait route vers Luxembourg avec trois autres personnes dans son véhicule.

Très critiquée lors des sept mois de travaux qui ont pourri la vie des automobilistes qui se rendaient vers le Grand-Duché, depuis la Belgique, la voie de covoiturage est officiellement ouverte et accessible depuis début mai, à une vitesse de 50 km/h, si trois personnes se trouvent dans un même véhicule bloqué dans les embouteillages. «Le plaisir était là» et Didier, 52 ans, chargé d'affaires adjoint chez a+p Kieffer Omnitec, société basée à la Cloche d'or, ne s'en cache pas au téléphone. «Je pars tous les matins de Habay et prendre le train ou le bus ne me convient pas. J'ai donc décidé de tenter le covoiturage, il y a deux ans, avec quatre autres collègues de mon entreprise et nous sommes très heureux de l'ouverture de cette nouvelle voie».

«On ne reconnaît plus le trafic et on arrive trop tôt»

À en croire les premiers utilisateurs, «même si pour le moment il y a peu d'embouteillages en raison des fériés», reconnaît Didier, l'utilité de la bande de covoiturage se démontre déjà entre Weyler et Sterpenich juste après l'entrée sur l'E411 des automobilistes en provenance de Messancy et Aubange. «C'est bien entendu le jour et la nuit par rapport aux travaux qui nous poussaient à emprunter les routes des petits villages», poursuit Didier qui, en douze ans à la Cloche d'or, a vu la mobilité évoluer. «On ne reconnaît plus le trafic et on arrive désormais trop tôt au bureau. Covoiturer nous apporte un vrai confort de vie, car chacun ne roule qu'une fois sur quatre et sans véhicule à Luxembourg, nous utilisons une voiture de société ou les nouveaux vélos avec assistance électrique».

Alors que de très nombreuses applications sont lancées de part et d'autre de la frontière pour mieux organiser la mobilité, Didier nous a indiqué qu'il se contentait de «Messenger», «où nous avons créé un groupe avec mes quatre collègues». «Quand l'un d'entre nous est un peu en retard, ou retenu dans une réunion, il prévient les autres de la sorte et nous nous adaptons. Soit nous l'attendons, soit il part par ses propres moyens. C'était un peu stressant au début, mais je peux vous assurer qu'aujourd'hui, le calcul est vite fait et ce n'est que du bénéfice». Un bénéfice qui pourrait encore augmenter dès la Pentecôte lorsque le Luxembourg testera, également, la voie de covoiturage sur l'autoroute A6, juste après le poste-frontière de Sterpenich.


(fl/L'essentiel)

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