Ecole européenne – «Une affiche pro-Zemmour n'a rien à faire ici»
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École européenne«Une affiche pro-Zemmour n'a rien à faire ici»

MAMER - Zemmour crée la polémique jusqu'au Luxembourg. Des affiches de campagne ont été collées sur les panneaux d'affichage de l'École européenne.

Des affiches de campagne d'Éric Zemmour ont été collées à l'École européenne II.

Des affiches de campagne d'Éric Zemmour ont été collées à l'École européenne II.

À deux mois de l'élection présidentielle en France, la campagne électorale monte en régime, au point de connaître des soubresauts dans les pays voisins, le Luxembourg y compris. Quelle ne fut pas la surprise d'une partie des élèves de l'École européenne à Mamer lorsqu'ils ont constaté la présence de plusieurs affiches de campagne d'Éric Zemmour sur des panneaux d'affichage, dans les couloirs de l'établissement.

«L'école ne peut pas faire de politique»

Interrogée par L'essentiel, l'École européenne abonde dans le sens du père de famille et confirme que cet affichage «n'émane évidemment pas» de l'administration. Il n'a pas non plus été validé par l'établissement, «qui ne peut pas faire de politique». Collées mercredi dans la matinée, les affiches ont été retirées jeudi matin, confirme une responsable. La thèse d'un affichage sans autorisation effectué par des élèves est privilégiée.

Mais pour le père de famille, le compte n'y est pas: «Pourquoi sont-elles restées aussi longtemps? Je ne paie pas des frais d'étude aussi importants pour devoir dénoncer ce type de péripétie». Un peu moins d'un élève sur cinq est de nationalité française à l'École européenne II.

Au-delà de l'anecdote, cet épisode hors des frontières françaises symbolise l'agitation autour de la candidature du sulfureux polémiste. Condamné à plusieurs reprises par la justice française pour ses propos visant l'islam et l'immigration, Éric Zemmour est crédité de 12 à 14% d'intention de vote dans les sondages. Ses déplacements en France et à l'étranger (Suisse, Grande-Bretagne) sont émaillés de vives contestations et ses équipes sont accusées de mener une campagne agressive, en particulier sur les réseaux sociaux.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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