Première en Belgique – Une assemblée politique tirée au sort à Eupen
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Première en BelgiqueUne assemblée politique tirée au sort à Eupen

EUPEN - Première mondiale pour la Communauté germanophone de Belgique, très proche du Luxembourg, qui se dotera dès l'automne, d'une assemblée avec 24 citoyens tirés au sort.

Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg en compagnie d'Oliver Paasch, ministre-président de la Communauté germanophone de Belgique

Xavier Bettel, Premier ministre du Luxembourg en compagnie d'Oliver Paasch, ministre-président de la Communauté germanophone de Belgique

Frontalière avec l'extrême nord du Luxembourg, la Communauté germanophone de Belgique a décidé de se doter d'une assemblée citoyenne, indiquent ce mardi les médias belges. Ce serait même une première mondiale pour cette entité politique de 76 000 habitants composée de neuf communes germanophones de la province belge de Liège.

«La Communauté germanophone de Belgique a les mêmes pouvoirs que la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la Catalogne ou encore l’Écosse», rappelle David Van Reybrouck, spécialiste des assemblées citoyennes tirées au sort dans les pages du journal Le Soir. «Avec ce "Bürgerversammlungen», c'est un laboratoire pour le reste de l'Europe en terme de démocratie participative».

Trois objectifs précis

Installée à l'automne 2019, cette assemblée composée de 24 citoyens tirés au sort fonctionnera aux côtés du >Parlement de la Communauté germanophone durant 18 mois. Ces citoyens (douze femmes et douze hommes) de minimum seize ans et avec des niveaux d'éducation pondérés seront rémunérés en fonction de la durée de leur travail, précise encore Le Soir qui cite également la somme de 37,5 euros/demi-journée.

La Communauté germanophone de Belgique, qui entretient d'ailleurs des rapports très constructifs avec le Luxembourg, vient-elle de trouver la parade pour «colmater la descente aux enfers de démocraties minées par le ras-le-bol des citoyens»?, se demande Le Soir. Réponse dans les mois à venir avec les objectifs suivants: renforcer la participation citoyenne, améliorer la compréhension du processus de décision et enfin renforcer les institutions démocratiques à l'heure où la confiance dans les partis politiques est historiquement basse.

(fl/L'essentiel)

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