«Blanche-Neige» – Une «Blanche-Neige» nouvelle génération

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«Blanche-Neige»Une «Blanche-Neige» nouvelle génération

Née il y a cent ans sous la plume des frères Grimm, Blanche-Neige connaît une nouvelle jeunesse.

Les temps ont bien changé depuis la naissance de la mythique princesse et de sa non moins mythique rivalité avec la Reine, si obsédée par sa beauté. À commencer par l'indépendance gagnée par les femmes dans la société moderne. Pas étonnant donc que la version revisitée par Tarsem Singh renouvelle le rapport de force entre Blanche-Neige (Lily Collins) et sa belle-mère diabolique (Julia Roberts).

La première, loin d'être passive, va apprendre à se défendre contre la seconde. Mieux, le réalisateur recourt à toutes sortes de fantaisies pour dynamiser l'histoire: des costumes extravagants, un château à l'architecture orientale aux abords d'une forêt enneigée, abritant la maison des sept nains. Ces derniers ne sont d'ailleurs pas oubliés, rebaptisés Loup, Gus, Bouffe, Napoléon, Boucher, Bock et… Grimm, ils se sont reconvertis en brillants voleurs, ont troqué leurs pioches contre des épées et se sont équipés d'échasses-accordéon… rien que ça!

Bref, ce «Blanche-Neige», première des nouvelles adaptations du conte annoncées pour cette année, fait la part belle à un univers complètement dingue et ludique, quoiqu'un peu cul-cul. La fin façon «Bollywood» imaginée par le réalisateur indien est même à la limite du pathétique. À l'image de ce que dit la Reine de sa belle-fille, «Blanche-Neige» est certes d'une beauté troublante, mais il est vraiment agaçant.

«Blanche-Neige». De Tarsem Singh. Avec Julia Roberts, Lily Collins, Armie Hammer.

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